jeudi 23 août 2018

Au présent

Bonjour! Bonsoir! C’est encore beau temps. Encore une semaine et on seras en septembre. J’ai écrit à mon amie agent de voyage pour savoir si c’est possible d’aller à San Francisco avec mon budget, elle m’a dit que oui. Frisco c’est le berceau des hippies et de l’amour libre. La semaine prochaine j’irai acheter un guide pour planifier ce voyage. J’en rêve déjà… Je me vois marcher et prendre le tramway dans cette ville toutes en pentes. Mon lecteur chauffeur d’autobus de la couronne nord est d’accord avec moi pour dire que c’est une bonne destination. D’ici à mon départ je peux encore économiser. Je pense au SFMoMA, au San Francisco Museum of Modern Art qui semble magnifique. Je sais le temps va passer vite jusqu’à mon départ, je calcule huit mois ce seras le printemps prochain. Le temps de me préparer, je crois pas que je vais changer d’idée à moins d’un contretemps important. Comme toujours je rêve d’avion… Ça va me sortir de ma petite routine, je pense au poète Allen Ginsberg fondateur créateur de la beat-generation et du mouvement hippies. Son rival Kenny Wisdom semblait pas apprécié toute la place qu’il prenait dans les médias… Chaque fois que je décide de partir on critique la manière que j’ai de le faire pour être o.k. faudrait que je parte à pieds!  Je pense aussi au Beat Museum ça semble intéressant, on peux aussi dire de Ginsberg qu’il a été le premier homosexuel à sortir du placard… Si vous saviez comme j’ai hâte de partir, va falloir que je sois patient. Je pense aux Chroniques de San Francisco d’Armistead Maupin j’ai lu ça y’a un moment… Frisco c’est une espèce de berceau du monde gay, c’est pas que je sois gay mais ça m’intéresse toute cette culture. Je me suis souvent posé la question du rapport entre la paranoïa et l’homosexualité, je pense quand même qu’il y a pas plus hétéro que moi. Demain y’a un pic-nic à l’institut on fête la rentrée du groupe Reprendre Pouvoir. Je vais maintenant essayer d’écrire mon senti, je pense à ce caissier du supermarché qui semble pas apprécié que je passe à sa caisse, je sais pas ce que je lui ai fait quand même quand je passe là je l’emmène pas avec moi. Tout ce que je vous raconte ça ressemble à du badinage mais parfois ça me fait peur. Stigmate! Je répète je suis pas gay mais je suis quand même stigmatisé, on veut pas de moi dans les groupes gay et chez les hétéros on aime pas ma différence, ma schizophrénie… Je suis comme assis entre deux chaises. Je souffre longtemps et souvent comment vous dire que j’ai aussi le droit de vivre. Ça me prend tout mon courage pour vous écrire, pour vous dire que je me rétablis sainement, que mes valeurs sont importantes. Voilà! J’en suis rendus à la chute. Je vous remercie d’avoir lu jusque-là!!! Quelques mots encore pour bien terminer. À la prochaine j’espère!!!
Bernard

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