lundi 19 novembre 2018

Au présent

Bonjour! Bonsoir! Écrire c’est pas tellement subversif, c’est pas de sitôt qu’on va lancer des pavés. Mardi, hier à la réunion nous n’étions que trois on a quand même discuté. J’avais bien compris l’art gothique n’a rien à voir avec les wisigoths, merci à mon ami historien de l’art… Je laisse ça là je vais plutôt vous parler de mon senti, les wisigoths et les ostrogoths on en parlait à la petite école, leurs batailles et leurs guerres de royaume.  Je racontais à un ami que faute d’avoir baigné dans la culture dans ma jeunesse, j’avais de la difficulté à nommer les écoles classiques quand même j’aime bien l’art… Je vais vous illustrer ça avec la photo d’un tableau de Vincent Van Gogh l’auto portrait à l’oreille bandée… Je suis inculte j’ai pas de leçon à donner… Me souviens de ces bouquins Time-Life auquel j’étais abonné. Je préfère me servir de mes photos même si elles sont pas bonnes ça donne une « couleur ». Je me berce devant l’écran c’est l’angoisse… J’ai dormis un peu, je me souviens à quelques moment je terminais ma soirée d’ouvrage à minuit, parfois je partais enragé sans signer le cahier de départ, j’aimais pas beaucoup le contre-maître, la job aussi d’ailleurs, l’entretiens ménager dans une école secondaire, je trouvais toujours un sous sur le plancher ça m’en prenais pas plus pour devenir fou… Cette nuit je suis battu, j’aimerais bien recevoir cette couverture pour mon Ipad aujourd’hui… En rétrospective si je regarde ça la maladie est arrivé parce-que je portais pas de masque et que je respirais l’odeur du thinner mélangé à la peinture. J’aimerais pas voir mon cerveau il ressemble certainement à un gruyère.  C’est assez pour vouloir mourir. Nos administrateurs m’ont placé sur le bord de la route, je suis pas un génie, je suis juste un intoxiqué permanent. Je guérirai jamais… Sirène de pompiers, de polices, je continus quand même à vivre. J’ai peur de la mort de ce qui m’attend, comme nous tous j’en sais rien… Chose certaine mon histoire paraitrais pas dans le Selection du Reader Digest c’est le cas de le dire, ça en est une à dormir au gaz… Je me souviens de ces petits quartiers industriels que je détestais, j’aurais préféré travailler au centre-ville. Comme un idiot dans les annonces classées de LaPresse je regardais les offres d’emploi pour les cadres le mercredi… Je dis idiot parce-que j’ai tout juste l’instruction pour le ménage et le balai que je déteste. Il est trop tard je suis un bum senior à la retraite. J’aurais aimé travailler au centre-ville et vivre à Outremont… Je vie plutôt au centre-ville et je ne vais jamais à Outremont, ça m’aurais pris une fortune plus que tout ce que j’ai bu. Voilà comme toujours j’en suis à la chute pour cette nuit, quelques mots encore pour bien terminer. Je vous remercie d’avoir lu jusque-là!!! Comme toujours je vous ai donné ce que j’avais de mieux à lire. À la prochaine!!!
Bernard

Au présent

Bonjour! Bonsoir! Cet après-midi je suis fatigué, il fait noir tôt… Mise à pied, grève voilà le tableau des actualités. J’ai commandé un accessoire pour ma tablette électronique je devrais le recevoir bientôt. Ce lundi est presque finis je m’ennuis… Souvenir, j’étais le premier à me laver les mains à la sortie de l’atelier, on se bâdrais pas de m’avertir, ils savaient que je travaillerais pas là toute ma vie. Maintenant je suis fou, j’essais de construire quelque chose avec l’écriture, un ami m’a parlé des parcs de San Francisco semble qu’ils sont très beau.  Un peu plus de quatre mois et c’est mon départ, j’ai parlé aux copains des cerisiers en fleur, ici y’a déjà de la neige le temps est triste. Gadoue, voitures et autobus sales, j’essaye de figurer ce que font les gens à la retraite. Y’a tout ceux qui travaillent pour améliorer leurs sort, je suis pas de ceux-là, j’essaye de rester vivant… À la télé les publicités de Noël ont déjà débuté, deux semaines et c’est décembre, je sais pas si les gens vont se faire cadeau de cannabis. Ça trime dur moi… Je suis chez moi j’entends comme toujours les voitures qui ronronnent… Je pense à l’amie médiatrice culturelle, un beau métier… Je racontais comment c’était difficile l’histoire de l’art quand tu y a pas passé ta vie, moi je connait surtout la culture pop des années soixante-dix. Éric Clapton, John Mayall, les Rollings Stone, Jeff Beck… et aussi les bluesmen américain comme Willie Dixon, John Lee Hooker, B.B.King sans parler des grands jazzmen comme John Coltrane, Miles Davis, Charlie Parker… C’est surtout une “culture” musicale, je commence juste à m’intéresser aux impressionnistes en peinture… Les signataires du Refus Global, le magnifique vitrail de madame Ferron métro Champ-de-Mars. J’écris n’importe quoi je sais bien que cette dame est pas une impressionniste. Je vais illustrer avec son œuvre… Je viens de tuer une mouche, c’est à ça que je suis bon tuer des mouches… J’ai pas la plume du grand et regretté docteur Ferron… La noirceur est arrivé, ils ont réédité les Fous crient au secours de Jean Charles Pagé, que j’ai déjà rencontré dans les années où je fréquentais les bas-fonds. Je veux aller trop vite ce soir, j’écris sans réfléchir, je vous raconte pas les années de lecture de Rock’n’Folk, Best, et plusieurs magazines français… J’ai un peu lu Mainmise, la contre-culture mais mon affaire c’était surtout la bande dessinée. Avec tout ça je suis loin de mon senti, de mes sentiments, je suis fatigué et comme on dis si tu est fatigué fatigue pas les autres. Le bôf connais ça je crois… J’approche de la chute, de l’épilogue ce seras ma chronique encore une fois ce soir… Mes excuses à tous les gens « cultivé » je peux pas vous parler d’agriculture je connais pas…. « Keep on rockin on the free world »-Neil Young. Voilà comme toujours je vous remercie d’avoir lu jusque-là!!! À la prochaine j’espère!!! Au revoir!!! Ciao!!!
Bernard

dimanche 18 novembre 2018

Au présent



Bonsoir! Bonjour! Je sais pas pourquoi je pense aux blessés de guerre…Surement que c’est grâce à eux que je peux m’exprimer comme ça… Je suis toujours heureux d’avoir vos commentaires, j’y aurai mis tous mes souvenirs dans ce blog, même les copains disparus, la semaine passée je suis allé sur le plateau Mont-Royal. J’arrive pas à m’y faire c’est devenus tellement anglophone, les gens « chillent » comme ils disent, devant un café… Ce matin j’ai une réunion de mon groupe d’entraide, lundi déjà, j’ai commandé une couverture pour ma tablette électronique. Je sais pas trop quoi vous raconter, mes voyages vers l’Outaouais en auto-stop l’hiver ? Le froid sur le bord de l’autoroute, le train est devenus dispendieux. Je comprends aussi qu’avec toute leurs marmailles les snowbirds ne m’invitent plus. Le temps passe je vieillis dans quelques mois je serai à San Francisco, j’impressionne pas beaucoup la matriarche avec mes voyages, c’est comme si elle les avait tout fait, ça me fait mal de l’entendre. Je me dépêche de voyager avant de devenir gâteux, c’est pas quand je serai enfermé dans un centre hospitalier de soins de longue durée que je vais pouvoir me permettre ça. Pour la matriarche ce sont toujours les autres les meilleurs moi je suis moins que rien, c’est difficile à mon âge de remonter l’estime que j’ai de moi. Cette nuit c’est du chiâlage, y’a une nouvelle édition des « Fous crient au secours » de Jean-Charles Pagé, on retourne en arrière à une institution entièrement dédié à la maladie mentale et s’y on s’était trompé avec cette désinstitutionalisation, si c’était pas mieux de concentrer ces soins particuliers, on saurait où ils sont nos fous, encore y’a rien de réjouissant dans la psychose urbaine et toxique. Je sais pas si ça se fait, se faire ramassé par Urgence santé à la sortie d’un bar et amené directement à l’hôpital psychiatrique. J’imagine qu’il faut avoir une histoire… Je sais que les camions de l’institut Pinel sont blanc, souvent les gars sortent de là en croyant qu’ils sont guéris qu’on leur donne un placebo, ils retombent rapidement en psychose… Je me demande si l’enfermement mène à la poésie, nos grands poètes étaient et sont encore des hommes libres… Moi j’écris de ma prison chimique que je me garde bien d’arrêter de peur de la psychose. Pour ce qui est d’Émile à l’institut je crois qu’il en avait soupé de la poésie, de la mélancolie, comme plusieurs d’entre nous son temps le meilleur était derrière lui. Je m’y serai adonné aux lettres, dans la solitude loin des écoles et de l’université, les idées d’instruction littéraire en sont de maniaque de faible estime de soi. Quand je me compare aux grands ça vaux rien ce que j’écris. Voilà, je suis déjà dans la chute, je fréquente pas les « salons » littéraire, les auteurs m’intimident… Je pense souvent  à l’intelligence à ce que je fais avec… Je vous remercie d’avoir lu jusque-là!!! À la prochaine j’espère!!!  Ciao!!!


Bernard

Au présent

Bonjour! Bonsoir! Je prépare des pâtés chinois, reste que les pommes de terre à pilé après ça s’en va au four… Terminé! Un copain m’a appelé il voulait avoir les paroles du minuit chrétien, un peu tôt vous allez me dire, dimanche d’hiver je me souviens que parfois on allait chez un oncle qui habitait lui aussi Montréal-Nord et qui, chose rare à l’époque avait la télé couleur. Le four semble brisé il chauffe pas… Voilà c’est réparé, je vais manger du paté parmentier chaud… Anniversaire du show de Nirvana, bein non! Kurt Cobain c’était pas un loser mais il souffrait… L’élément du bas fonctionne je sais pas pour celui du haut. Je suis loin de mon monde intérieur, j’ai bricolé un peu ça fonctionne… L’après-midi est avancé… J’ai chaud, mes petits bobos me font moins mal, le quotidien c’est pas très poétique, lentement le soleil se couche mon obsession des avions m’a lâché aujourd’hui. J’ai beaucoup de difficulté à vous écrire, c’est l’hiver demain matin j’ai une réunion, je fait chauffé le repas, je suis loin d’un monde sensible, je vais devenir un rôteux de blé d’inde… Je sais, je suis toujours accroché sur les ont dis, non je suis pas une calvaire d’âmanchure de moumoune… J’ai bien soupé…, ouvert la porte pour me rafraichir un peu. Les voitures passent, c’est l’hiver déjà… Les jeunes sont invités à souper, ils marchent vite, j’arrive pas à être poétique je le répète… Les poètes ils réussissent toujours à faire quelque chose de leurs humeurs les plus noire… Voilà le ciel est orange… Y’en a qui sont au loundge écoutent de la musique contemporaine du genre Bouddha bar en sirotant un drink… J’ai vous le savez rayé l’alcool c’est mieux pour moi… Il commence déjà à faire noir, vous savez pas combien ça coûte écrire des phrases comme ça. J’ai pas fait la sieste aujourd’hui… Une femme passe avec son enfant dans sa poussette, j’espère que les plus jeunes lisent ce que j’écris. Je sais ce ne sont que des mots mais ça donne un sens à ma vie… Mon temps est finis, j’écris mais avant c’était plus musical, j’ai perdu la mélodie, perdus le rythme et ça fait de la prose de vieux bonhomme. Ce soir j’essais de vous donner une shot, j’y arrive pas, c’est toujours mon discours d’impuissant littéraire. Y’en a qui écrivent moins bien mais copulent plus, le coït c’est souvent… Voilà, les lampadaires éclairent, je sais pas ce que font les itinérants avec un hiver si tôt, c’est plus vraiment la température pour dormir sur le trottoir. Y’a toujours des cyclistes… De vieux souvenirs de stage vidéo, une expérience, pendant que je filais vers une impasse, un cul-de-sac… Je crois que je ne dois pas me placer en position de demandant. Je dois donner plus et mieux. Je vous les donne ces textes c’est moi. Je suis presque arrivé à la chute. Quelques mots encore, merci d’avoir lu jusque-là!!! À la prochaine j’espère!!! Au revoir!!! Ciao!!!
Bernard

Au présent

Bonsoir! Bonjour! L’équipe locale a encore gagné ce soir, mon lecteur chauffeur d’autobus de la couronne nord va travailler cette nuit, c’est pas évident mon senti est avec lui. J’essais de montrer un peu de sensibilité… C’est la nuit hier j’ai acheté deux billets de tirage pour assister à un match c’est pour encourager le jeune homme à jouer.. Parfois dans mes activités j’oublie que je suis dans un « milieu » santé mentale, que les gens ont tous leurs difficultés,  Ce matin dans ma tête ça siffle un air que je ne connais pas… Je pense toujours à mon départ, c’est dans un peu plus que quatre mois, mon lecteur chauffeur d’autobus m’a raconté un vol épeurant qu’il a fait en Californie. Je pense à la librairie City Lights http://www.citylights.com/  la librairie beat créé par Lawrence Ferlinghetti … Éditeur aussi… C’est dimanche je sais pas trop quoi vous raconter, y’a eu un temps où on s’habillait tout propre pour assister à la messe à l’auditorium de l’école polyvalente, en vieillissant cette pratique a cessé assez vite. J’aimais bien les copains je croyais qu’il disparaitrais jamais, je regarde ça aujourd’hui j’allais beaucoup plus vers eux qu’ils ne venaient vers moi.  Parfois en revenant de la messe on arrêtais chez l’ami pour écouter la musique de Woodstock, il étais pas mal plus vieux que moi, disques, système de son, magnétophone il avait tous ces jouets que j’ai eu un peu plus tard, il étais justement trop tard. Mon adolescence difficile était commencé, je sais pas comment ils ont vécu ça eux, moi j’ai détesté cette période de ma vie, les changements hormonaux. J’ai quand même souvenir du début de ma vingtaine où j’avais de jolies discussions avec un lecteur disc-jockey à l’époque, on échangeais un peu sur tout la musique rock, la littérature c’était toujours intéressant, je commençais ma dérive… Je fréquentais ces « hauts lieux de culture » qu’étaient, le Passeport, le Café Campus, le Hazard j’en sortais jamais avant d’être saoul mort, j’y faisait quelques pas de danse à gogo, le « bacon » entre autre où je me roulais par terre sur la piste de danse. Je suis heureux d’être sortie de ce monde-là… Parfois on me reproche de pas assez m’investir dans mon rétablissement mais j’aide comme je peux à ma façon… Je crois que je vais vous illustrer ça avec l’enseigne d’un vrai haut lieu culturel un disquaire et libraire d’ici. Bon! Je vous aurai encore écris de mon insomnie, de vieilles histoires de bonhomme qui a essayé de se faire une vie, parfois je crois plus au monde dans lequel j’ai vécu, je crois que je l’exprime pas correctement ça me donne le vertige… Voilà! J’en suis arrivé comme toujours à la chute, à l’épilogue la difficulté de terminer… Je suis très profondément dans la nuit, j’espère que vous aimez ce que j’écris. Je termine comme toujours en vous remerciant de m’avoir lu jusque-là!!! Encore quelques mots à la prochaine j’espère!!! Au revoir!!! Ciao!!!
Bernard

samedi 17 novembre 2018

Au présent

Bonjour! Bonsoir! Souvenir de l’équipe de hockey midget intercité de Terrebonne, moi je jouais pas je regardais jouer les copains. J’étais dans le public je les encourageais, parfois je les accompagnais en autobus nolisé vers Sainte-Thérèse. On prenais ça au sérieux parfois il se donnait quelques claques sur la gueule. Je pense que l’équipe c’était des bons gars. J’encourage le petit neveux à jouer et tant mieux si c’est sa passion… Je me rappelle il y eu un temps où les gars auraient aimé qu’il y ais une équipe de calibre junior. Je crois qu’avant il devait y avoir une équipe juvénile. Je vois d’ici la maman qui s’occupe de son fiston, défenseur à l’aréna… Parfois j’étais triste les après-midi de week-end, à l’anniversaire de mon lecteur technicien à la Rolls-Royce, j’ai rencontré deux joueurs de cette époque, un gardien de but et un autre vite sur ses patins… Ça m’a fait beaucoup plaisir de les voir. J’aimais bien regarder le hockey mais mon affaire c’était plus les arts… De toute façon j’ai commencé à patiner tard et je le faisait très mal, pas de chevilles… Quand-même avec la neige et le froid il y auras bientôt des étangs glacés où on pourras patiner. Je sais pas si on va pouvoir faire du ski de fond et péter nos skis… La raquette aussi mais faut attendre encore plus de neige. C’est à ça qu’elle m’inspire cette neige qui viens de tomber. Je sais pas pourquoi je suis ému, je pense au jeune homme que j’étais et au plaisir que je prenais. J’espère que le petit neveu a une enfance joyeuse. Je vous écris un peu déprimé, j’ai pas soif d’alcool c’est mieux pour tout le monde que je ne boive pas. Je me souviens de ces hivers où je cherchais une job, c’était difficile, parfois j’avais droit à l’assurance chômage… J’entends d’ici les bonhommes qui se font une fierté d’en avoir jamais retiré, l’assurance chômage c’est des milliards de dollars qui dorment. Bonne discussion! Téléphone de mon lecteur chauffeur d’autobus de la couronne nord, je l’ai laissé sur des mots que j’ai pas compris mais je vérifie pas je crois pas qu’il voulait me faire mal. Je crois qu’il a dis je vais aller « woker » pour travailler. On a discuté des pilotes d’avions comment à un moment il vas y en avoir pénurie. O.K. Je suis battus cet après-midi. J’ai pas fait la sieste… J’espère que tous les petits gars de mes nièces souffriront pas comme moi. La lecture, le sport ça va peut-être leurs éviter ça… Bon! Encore aujourd’hui j’essaye de faire de mon mieux, plus je suis incapable. Lentement la chute s’en viens quelques mots en regardant la neige dans le parc en face… Parfois je fait pas attention à qui je livre mon senti… Tout à coup ça me fait mal, je termine comme toujours en vous remerciant d’avoir lu jusque-là!!! J’étire la chose j’essaye de me donner du courage. À la prochaine j’espère!!!
Bernard

vendredi 16 novembre 2018

Au présent

Bonsoir! Bonjour! Je me prépare un café dans quelques minutes il seras minuit, samedi, j’ai pas a sortir ce matin. J’ai mangé une moitié de tarte aux pacanes… Je pense à toute cette paperasse que j’avais signé avant de commencer à me faire soigner. Je me souviens plus de ce que c’était… J’aime beaucoup être à l’avant-scène et parler de ce que j’ai vécu à mes pairs comment je me rétablis. Je sais quand même que je suis pas à l’abri de la rechute, j’essais de rester loin de la psychose, y’a longtemps déjà la tête voulait m’éclater. Je suis resté prisonnier de l’aide sociale. J’entends tout ce brouhaha parfois je crois avoir vendu mon âme au diable à une sorte de docteur Frankeinstein, j’aurai passé ma vie dans les soins psychiatriques… Les autorités parlementaires ont décidés de concentrer les soins au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’est de l’île de Montréal dans l’installation qu’on appelle institut, c’est je crois un retour en arrière, on soignait les maladies mentales de la même façon et au même endroit que les autres maladies… Y’a ces mots qu’on disait du malade, « assez fou pour mettre le feu trop fou pour l’éteindre ». J’entends toujours la majorité des gens dire que le rétablissement passe par un retour sur le marché du travail, ça sonne comme le constat d’une vieille pute… Mais oui la réintégration à la vie active passe par un boulot désagréable qui rend malheureux du moment que tu travaille c’est bien, autrement tu reste un aliéné, à un job qui rend fou… Hier j’ai discuté avec mon lecteur de Deux-Montagnes, il me racontais qu’une fois sexagénaire, il irait passé ses hivers au sud des États-Unis, je pense à mon voyage à San Francisco à comment il me faudra éviter le quartier Tenderloin… Moi je veux pas devenir américain mais après Boston, New-York, Washington je vais sur la côte ouest voir San Francisco, le berceau des hippies… Je veux juste mettre les pieds au coin de Haight et Ashbury  peut-être jeter un coup d’œil sur ce qu’est devenus le Fillmore West, ça me rappelle  mes lectures du magazine Rolling Stone, je pense aussi à la revue Mother Earth… Au Québec à l’époque c’étais Mainmise et le carré Saint-Louis, la taverne Cherrier… L’association espagnole,  la Casa Pedro, je viens de retrouver le nom de cette mythique taverne Le Gobelet qu’on a vue se transformer. C’était les années soixante-dix, même le night life mutais… Je sais pas pourquoi tout à coup je m’en veut! C’est mon senti coupable, les souvenirs des bars et des boîtes de ma jeunesse. J’en suis presque rendus à la chute, quelques mots encore en essayant de terminer sur une bonne note… C’est loin tout ça, souvenir de la brasserie et de son juke-box qui n’est jamais sortis. Je brossais un peu partout quand j’avais vingt-ans. Voilà c’est terminé, je vous remercie d’avoir lu jusque-là!!! Comme toujours à la prochaine j’espère!!! Au revoir!!! Ciao!!!
Bernard