mardi 18 septembre 2018

Au présent

Bonjour! Bonsoir! J’ai souper et j’ai finalisé les choses pour mon voyage à San Francisco. Je préfère vous écrire que de m’évacher devant la télévision. Le voyage c’est affronter ma paranoïa… Je vais être franc avec vous, j’ai rien à dire, j’ai regardé la vidéo de création de J’VEUX D’L’AMOUR, je suis pas très bon c’est évident que je suis pas comédien. Je projette pas assez ma voix. Ma chose c’est l’écriture et encore… L’abandon me guette, je suis vieux et je gâche ma vie dans des tentatives d’écriture. Je croyais qu’il faisait frais mais le climatiseur viens de démarrer. Je suis triste et inquiet pour ma lectrice de Deux-Montagnes… J’ai qu’une chose à faire c’est de lâcher prise, c’est pas facile… Je pense encore à l’avion, tous les ans je pars, faut que je laisse passer l’automne et l’hiver… Je sais pas, je sais plus, l’angoisse me tord les boyaux, encore une phrase de ti-clin. Tout ce que j’écris se perd dans les illusions de cette machine. Parfois c’est comme des incantations, un mantra inutile quand je suis à bout de souffle… Je pense à ces nuits passées dehors dans des bouges innommables, les matins où la matriarche passait l’aspirateur, est venus un moment où c’était impossible de me lever, j’étais devenus fou. Ce soir je manque de courage, j’ai jamais su ce que je deviendrais, un pauvre type, voilà! Je suis accroché au téléphone… Je sais pas comment sont les nuits et les quartiers à San Francisco. Je fais pas un voyage de sans le sous, je suis trop vieux pour le dortoir. Je veux me gâté, me changer les idées. Un peu d’espoir aujourd’hui j’ai reçu le recueil Spirou mais j’ai quand même beaucoup de lecture à faire… Je crois que je suis devenu un nouveau con comme dans la chanson. Baptême de baptême! Je m’en prends qu’à moi, je suis seul et j’ai pas d’adversaire autre que ce mauvais senti, comment je fais pour remonter l’estime que j’ai de moi? Il est presque dix-huit heure, personne me rappelle, je prie pour me sentir moins seul. Je pense à la chambre de l’hôtel des cœurs brisés. Souvenir du grand Michel, très schizophrène qui fumait des cigares et marchais la nuit de Rosemont à Pointe-aux-Trembles en traversant les raffineries, il était très grand et très costaud. Je sais pas ce qu’il est devenu.  Ces soirées ci, la solitude est pesante, les gens que je connaissais dans l’édifice sont tous déménagé, j’ai plus personne avec qui veiller… Six mois encore avant de partir, je vais vous placer une photo du panneau des départs à YUL… Ça m’apaise quand même un peu de vous écrire, j’entends un avion qui passe. Le soleil se couche de plus en plus tôt. Encore quelques mots pour bien terminer, écrire quelque chose d’achevé… Aujourd’hui c’est ça j’ai un peu retardé. Enfin je vous remercie, comme toujours, d’avoir lu jusque-là, continuer vous aller peut  être aimé, à la prochaine j’espère!!! Au revoir!!! À bientôt!!!
Bernard

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