samedi 12 janvier 2019

Au présent

Bonsoir! Bonjour! Dimanche… Cette nuit j’y vais avec mon senti, il me semble que ça fait longtemps que je vous ai pas écris sur mon moi profond, mon angoisse, ma douleur… Je crois pas vous avoir raconté que j’ai rencontré une ancienne maitresse écrivaine dans le métro on a échangé quelques mots sans plus ça m’a fait remonter des souvenirs. Je l’avais rencontré dans mes premiers moments d’abstinence ça fait déjà longtemps… Cette rencontre m’a pas fait vivre beaucoup d’émotion cette histoire-là est finie bien finie… Tout ça avait débuté avec une lecture à la société littéraire du Québec, lecture d’un mauvais texte remplis de ressentiment. J’étais allé chez elle voir la guitare qu’elle voulait vendre, j’avais fait quelques accords c’était un bon instrument. À l’époque j’étais entouré d’artistes décati en fin de parcours. J’avais essayé de faire quelques choses avec eux de les enregistrer, il me reste plus grand-chose de tout ça. Je crois que c’est Simone Signoret qui écrivait « la nostalgie n’est plus ce qu’elle était ». J’ai un flash du patriarche qui à l’époque était encore vivant mais s’intéressais pas beaucoup à ce que je faisait. Ce soir l’équipe locale à gagné par blanchissage… Je coupe comme ça après vous avoir parlé du patriarche parce qu’on avait un problème de communication lui et moi. C’est peut-être de ma faute je l’avais si souvent déçu… Pourtant j’aurais eu besoin de son encouragement, à l’époque où j’allais à l’école des décrocheurs il m’avait amené des conserves avec moi pas besoin de donner à la guignolée j’étais de ceux-là qui recevaient…Ça été si long cette jeunesse schizophrénique, je pense à toute mes apparitions dans les médias comment j’essaye de dire qu’il est possible de se rétablir… Après le bas-fond de la maison de chambres où j’ai faillis mourir… Ici on laisse pas les suicidaires mourir dehors j’entends dans ma tête après un rêve de Fauré https://www.youtube.com/watch?v=_RVb1baBNUA . Je sais pas ce que je vaux comme artiste, comme écrivain, pourtant je travaille fort dans les coins. Je pense à ceux qui ont été laissé dans la rue, ceux que la maladie mentale a handicapé, ceux qui cette nuit vont avoir froid, pas de place pour se cacher… Souvenir encore de comment je me sentais lourd quand je prenais ces anti-psychotiques, les malheureux effets secondaires mais je dois avouer que je m’aidais pas… Viens de manger une banane elles sont pas mûres… Tout à coup je pense à mon lecteur de Deux Montagnes qui doit avoir froid à son retour du Mexique, Cozumel je crois… Je vous aurai écris encore cette nuit, ça tousse chez le voisin je crois que j’ai bien fait de me faire vacciner pour la grippe… Quelques mois encore avant mes vacances. J’en suis presque rendu à la chute encore quelques mots pas trop rutilant, ordinaire, je sais pas pourquoi je vous écris ça, par humilité peut-être ? Voilà c’est la conclusion, je vous remercie d’avoir lu jusque-là!!! À la prochaine j’espère!!! Au revoir!!! À bientôt!!!
Bernard

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