Bonjour!
Bonsoir! La tempête s’est apaisée, y’a un parfum de sirop d’érable… Ce matin j’assiste
à l’institut de santé mentale de Montréal à une réunion de préparation pour la
bibliothèque vivante. Dehors c’est redevenu tour blanc, je m’active encore, je
sais pas pourquoi, y’a des mots qui parfois me font mal. Les yeux me ferment
seul… C’est tranquille dans le Goulag, y’a pas beaucoup de voitures qui passent…
On aime pas beaucoup que je me présente comme un schizophrène paranoïaque, je
sais que c’est la schizophrénie la plus « courante », les gens risquent
plus de s’identifier. Hier soir j’ai pris une boisson dans le frigo, le bouchon
était décellé, il me semble que je l’ai
jamais ouvert, c’est comme si quelqu’un était entré chez moi et l’avait ouvert…
La schizophrénie c’est beaucoup ça quelqu’un qui veux se venger en me
persécutant depuis des années et jamais là où je l’attends. J’ai pas beaucoup
dormis, je crois que les avions vont pouvoir décoller ce matin… Je pense à ce
senti anormal qu’on a tous en santé mentale, la schizophrénie et l’émotivité
hyper-sensible. Je sais pas trop, c’est ce que j’essais d’écrire l’émotion
crûe. Dehors on entend le bip des tracteurs qui vont à reculons. C’est ça qui
me dérange beaucoup avoir le système émotif déréglé, heureusement ma façon de
raisonner est o.k. du moins je crois, mon senti est pas tellement à plat parfois
je me demande ce que je fais là… Le tracteur dégage les arrêts d’autobus… Ce
matin on est vraiment de retour en hiver… Je vais peut-être essayer de vous
écrire quelque chose à partir de l’institut. Le tracteur est partis on entend
plus bipper, je suis tout mêlé… Hier on me posait une question sur la société,
j’en ai pas grand-chose à faire de la société, je souhaite juste qu’elle s’améliore
un peu côté stigmate et ce seras bien. J’ai sortis le mot de passe du Wi-Fi de
l’institut, je sais pas si c’est encore le bon en tout cas je vais l’essayer.
Il est quatre heure cinquante cinq, le métro va ouvrir bientôt, y’en a quelques
un qui vont s’y mettre à l’abri, ma réunion est à dix heure trente… Ce matin
mon senti est à plat, je peux pas écrire sans être touché émotivement, y’a une
bonne odeur de parfum, j’essais de mettre de l’émotion dans cette machine, du
vibrant aussi je sais pas si j’y arrive… C’est de la folie mon affaire, de la
folie d’un cœur brûlé, d’une âme malmené on va toujours préféré l’ingénieur au
poète, le béton au crayon… Dans Hochelaga-Maisonneuve quand t’est col bleu on
te respecte autrement on te crache dessus, tu vaux rien… On pense toujours à la
« belle » job… Quelques mots encore pour terminer, ça s’est dégagé,
les autobus commencent leurs runs du matin, les déneigeurs sont heureux ils ont
du travail, ils vont travailler sans arrêt pendant un bon moment. Je termine et
vous remercie d’avoir lu jusque-là!!! À la prochaine j’espère!!!
Bernard
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