Bonjour!
Bonsoir! Ça c’est radoucis, c’est rare j’entends la radio chez la voisine, c’est
jeudi fin d’après-midi, y’en a beaucoup qui vont terminer la semaine à la
brasserie. Ils s’étaient retenus toute la semaine ce soir on ouvre les vannes.
Je commençais à quatre cinq heures et j’étais saoul et fauché à huit heure… Je
cherchais je ne sais quoi mais je cherchais, j’ai jamais trouvé, ça a duré des
années… Je m’imaginais que je pouvais trouver de la compagnie comme ça en m’accrochant
au bar, c’était dur ce monde-là… Je me partais sans savoir quand j’allais
arrêter. Y’avait de la musique des gens qui discutaient pourtant je restais
seul. Ce soir j’irai pas, ça fait presque aussi longtemps que je suis abstinent
que tout le temps où j’ai bu, vingt-quatre ans sans alcool et drogue. Parfois j’ai
des cravings mais ça dure pas… Quand j’ai rien à écrire je vous cause de ça… Je
pense à tous ces créatifs qui consomment, moi j’étais incapable de faire quoi
que ce soit… Un temps j’allais dans un bar où y’avait un Jam session et je
montais sur scène pour insulter les gens, je me souviens aussi de la place aux
poètes de Janou Saint-Denis tout ce que je faisais c’est râler. Chez nous
maintenant on appelle ça un câsseux de party. Parfois je rêve encore à ce
propriétaire de bistro qui m’accueillait. Je passais mes soirées là, je crois
que j’étais le seul alcoolique. Je sais pas pourquoi j’écris là-dessus c’est
terminer, je vais rester à jeun aujourd’hui. En tout cas je vais essayer… J’ai
jamais eu de copines qui me suivaient dans mes virées… Ce qui m’étonne c’est
que je sois pas mort, plusieurs auraient pu me régler mon compte. J’étais
incapable de laisser les gens boire en paix. Les endroits où je buvais sont
tous fermés, la jeunesse s’est trouvé d’autre lieue pour fêter, certaines
boîtes ont déménagé… En fait je sais ce que je cherchais c’était le buzz
original le premier, je l’ai jamais retrouvé, maintenant je l’ai à jeun… Dans
ce monde-là j’avais de bonnes raisons d’être paranoïaque… Bon! J’arrête de vous
écrire là-dessus c’est pas encourageant, ma lectrice de Deux-Montagnes
secrétaire à l’Université du Québec à Montréal, sait de quoi je parle… Je vois
des jeunes filles qui rentrent à pieds c’est l’exercice de la journée… Souvenir
de cette jeune femme à la brasserie qui me posait des questions sur le grand
Jacques Ferron que j’ai un peu potassé, j’avais quelques réponses… Un autre
voulais que je lui écrive un poème mais j’ai toujours été incapable d’écrire
saoul. Voilà j’y arrive, il pouvait se
passé des mois entre les rencontres, je me coulais, je me callais, une vrai
folie… Ces choses-là se passent encore dans les brasseries de Montréal, c’est
un autre qui les vie, si il me lit je veux juste lui dire qu’il demande de l’aide.
Je termine là-dessus en vous remerciant d’avoir lu jusque-là!!! À la prochaine
j’espère!!! Au revoir!!! À bientôt!!!
Bernard
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