Bonjour!
Bonsoir! Je vous reviens encore aujourd’hui. J’ai entendu dire que des bistros
célèbres de Montréal fermaient, Les Bobards et L’inspecteur épingle pour les
nommer. Des endroits que j’ai fréquenté à l’époque de mon alcoolisme actif. J’y
étais plus le bienvenue, j’étais trop fou j’arrivais pas a adresser la parole
aux gens avec du bon sens. Hier à la télé j’ai vu Breen Leboeuf et Jeff
Smalwood des musiciens qui ont fait les nuits rocks de Montréal. Cet après-midi
c’est tranquille, dimanche d’hiver, je pense toujours à mon voyage à Cuba, me
suis reposé. J’ai écris, peut être que vous pourrez lire le texte sur Les
Humeurs Culturelles. J’aimerais bien vous écrire comment je me sent la solitude m’a longtemps pesée beaucoup
plus. Je vie seul et j’écris, je crois que cette semaine je vais m’acheter un
cahier pour revenir aux bonnes vieilles méthodes. Je crois que je m’en demande
beaucoup écrire quotidiennement un texte de cinq cent mots. Je sais pas
pourquoi je pense aux discours fleuve de Fidel Castro, c’est ça avoir de la
verve? Je sais pas si pour le Québec on peut parler de social démocratie. J’ai
un peu peur de m’engager dans cette voie là. Les cubains sont communistes… Je
devrais revenir à mes sentiments à comment j’aime bien la solitude et l’absence
de voix, mais oui je suis fou, une folie pas facile avec rien de rigolo juste
des mots dénigrants qui sont absents quand je suis seul. Y’a pas que Fidel qui
a de longs discours, ça conjugue tout le temps dans ma tête ça discoure.
Parfois je me dis que le diagnostique de schizophrénie est une erreur. J’arrive
pas a reconnaitre les voix. Je vous en parle peut être tellement souvent c’est
si présent dans ma vie. L’auteur disait « Get a life! ». Je veux bien
mais quelle sorte de vie trente cinq heure semaine et juste assez pour survivre.
Je pense que quand on dis ça c’est du dénigrement, on essais tous de faire de
notre mieux, bienheureux les creux le royaume des cieux est à eux, ça m’étonne
toujours de voir l’incapacité d’accepter la différence chez l’autre. Je suis
pas très clair et loin d’être poétique. Voilà, je rêve encore d’avion quoi que
l’aéroport cette fois ci j’ai trouvé ça un peu long. Je vous ai abandonné
quelques minutes j’avais perdus une liste de réunions, je l’ai retrouvé, c’est
vraiment abscons ce que j’écris. Cuba c’étais mieux que d’aller en Chine je crois,
je me serais rendus malade… Aujourd’hui je suis pas très fier de ce que j’ai
écris. Je vous le fait lire quand même, j’ai pas de pensée trop, trop
pédagogique. Quelques mots encore en vieillissant on deviens moins fertile,
moins subtil et plus crû. Les jeunes âmes écrivent de la meilleure poésie,
souvent c’est tout intérieur ce à quoi je n’arrive plus. J’espère toujours que
vous continuez à me lire et vous remercie de m’avoir lu jusque là!!! À la prochaine j’espère!!! Au revoir et
à bientôt!!!
Bernard
dimanche 21 février 2016
samedi 20 février 2016
Au présent
Bonsoir!
Bonjour! Comment vous écrire encore? Il me semble que je vous ai tout dis. Je m’endors,
je suis fatigué et pourtant je vous écris… Je pense au reliure Spirou, je crois
que je vais en acheter une avec la carte cadeau que j’ai gagné pour ma participation
à un débat. Je mange des menthes comme souvent, c’est samedi j’ai pas envie de
sortir. Les yeux me ferment seul, ils clignent, dehors ça fond, le mois de mars
s’en viens, l’an passé j’étais allés en Guadeloupe. Un peu plus tard je vais me
faire un café, je suis très conscient que je vous raconte rien, j’ai pas d’histoire pour ça faut
regarder les actualités, devant chez moi y’a un camion remplis d’œuf qui passe.
Ce soir je suis loin du sentiment, de l’émotion, lentement la nuit arrive que
ferais-je de plus constructif, je sais pas et je n’en ai pas envie. J’irai pas
tourner des boulettes dans un fast food. J’y arriverai bien a vous conter une histoire
après mes longues marches. Je suis quand même pas Mao Ze Dong c’est peut être
mieux comme ça qu’il arrive rien que je sois tranquille. Y’a deux semaines j’ai
fait deux barbiers coiffeurs sur Sainte-Catherine, un étais trop cher l’autre
trop occupé, le lendemain je suis allé chez le barbier de la rue Frontenac j’ai
été très satisfait. Semble que le Canadien feras pas les séries, les vendeurs
de hot-dogs vont prendre des vacances, en attendant je regarde les passants, c’est
calme dans l’édifice, la nuit est arrivé, j’attend que l’eau bouille pour mon
café. Je suis vraiment dans le règne de l’insignifiance, un mot le désarroi, un
mot de notable désemparé qui ne sait plus à quel saint se vouer qui d’ailleurs
ne crois plus aux saints ni à la sainteté. Désemparé de voir que les miracles n’arrivent
plus, que personne n’est sauvé et qui ne sait plus comment prier. Quand même
plus terre à terre il échange avec ses semblables fait part de ses difficultés
biens humaine en prenant conscience qu’il a toujours de la compagnie qu’il n’est
pas seul. Cette troisième personne du singulier c’est un peu moi éloigné puisqu’il
est question de distance que certains lecteurs n’aiment pas la première
personne qu’ils trouvent trop égocentrique. Étrangement j’ai un ¨feeling¨ de
Paris au beaux jours. Je pense à tout ces lecteurs que j’oublie souvent de
saluer. Je vous oublie pas, j’arrive pas a trouver de mots pour vous. Tout à
coup je pense au premier enregistrement solo de Paul McCartney, Ram ça s’appelait
je crois, non c’étais plutôt McCartney, il y jouait tout les instruments. Je
pense aussi à Dear friend la chanson réponse à Lennon. C’étais la musique des
beaux jours de l’insouciance et de l’idolatrie pour les rocks star. Je suis
toujours étonné de voir d’où je pars pour arriver à ça. J’en ai assez écris
pour aujourd’hui. Je vous laisse en vous disant de pas me lacher et en vous
remerciant d’avoir lu jusque là!!! À la prochaine j’espère!!!
Bernard
vendredi 19 février 2016
Au présent
Bonjour!
Bonsoir! Suis de retour dans mon quotidien ordinaire. C’est le goulag
occidental et la neige, moi je suis toujours aussi désoeuvré, pas si tôt revenu
que je repartirais. Je vais me calmer respirer par le nez, à l’aéroport aux
douanes tout s’est bien passé ça pas été long. J’aime toujours les avions, j’aime
moins le passage entre l’avion et les douanes. À Montréal tout est automatisé à
l’arrivée avec un lecteur de passeport électronique. J’ai dit au douanier que j’avais
pas aimé mes vacances il m’a souhaité bon retour. Maintenant je sais plus trop
où aller, le mieux ce serait peut-être une cabane sur la glace pour pêcher, un
retour aux traditions. Mais avant je vais essayer de marcher dans Montréal quoi
que ce soir on attend de la neige. Montréal et Varadero c’est incomparable, les
foisonnants palmiers et à Montréal les arbres dénudés. Quand je voyage je vois
très bien que ma vie je l’ai fait ici, mes amis mon univers sont ceux là de l’hiver.
Je pense à une lectrice de Cantley qui attend son quatrième enfants, elle est
très fertile, des enfants pour nous qui n’en avons pas fait. Bravo! Cet
après-midi je suis dans le silence et j’ai souvenir de cette horrible chambre où
j’habitais. J’ai un lecteur futur papa de Hull que je salut ici, y’a longtemps
que je lui ai pas parlé, félicitation à lui et à sa conjointe. C’est là qu’on
voit qu’on se fait vieux, soixante ans bientôt c’est pas du gâteau. J’aimerais
bien avoir la plume du docteur où du notaire en tout cas la plume du notable
mais je ne fais partie d’aucun ordre où profession. Écrivain par défaut c’est
pas une bonne idée. J’ai toujours voulu écrire, je prenais quelques atelier d’écriture
en cachette j’avais peur que ça fasse tapette. Pourtant je crois qu’il n’y a
rien de plus viril qu’écrire, une sorte de combat de soi avec soi, une étreinte
frénétique avec les mots. S’agit que je sois précis avec mon senti. Dehors on
entend les corneilles, les camions qui ramassent la neige. Dans le métro on
tolère les gars qui dorment au chaud, je crois qu’ils sont un peu intoxiqué… C’est
toujours « Life in a northern town ». Ce matin j’ai pris une douche
et me suis parfumé, j’aime bien sentir bon. Deux heure trente, les gens se
préparent a quitter le boulot, un week-end c’est jamais de trop mais on arrête
pas quand même, ménage, course, cuisine ça continue. Parfois je souhaiterais
allé de reculons, prendre tout mon temps… Ce que j’écris là ça pas de sens j’ai
toujours, où presque, eux tout mon temps. Vous devez comprendre que c’est pas
une chronique journalistique. Il s’agit de mon être intérieur parfois malmené.
J’ai calmé mon désir de prendre l’avion, d’être à l’aéroport. Je sais pas trop
ce que je vais essayer dans les prochains jours, j’y pense et vous le ferez
savoir en attendant merci d’avoir lu jusque là!!! À la prochaine j’espère!!! Au
revoir!!!
Bernard
jeudi 18 février 2016
Au présent
Bonsoir!
Bonjour! Viens de créer un album de photos sur Facebook, si ça vous intéresse.
Ce soir je suis sortis et j’ai sentis toute la différence de température entre
Montréal et Varadero. Je comprend pourquoi le rythme est ralentis à Cuba… J’ai
beaucoup aimé la musique là-bas, j’ai pensé à Ry Kooder et son Buena Vista
Social Club et au regretté Compay Segundo, ici c’est pas une nuit a coucher
dehors. La police est dans l’édifice y’a des problèmes, quelqu’un qui
décompense… Les portes claquent, j’essais de m’en tenir à mon senti suis
toujours dans le goulag occidental. Je crois qu’à Cuba y’avait des vrais Russes
en vacance. L’architecture de Varadero c’est des tours de béton à la soviétique
et quelques petits pavillons en parpaing. Dans l’escalier les policiers
arrêtent un locataire qui tiens un discours tordus. J’ai peur… Je trouve que
juste pour pas voir les drames du goulag occidental les vacances valaient la
peine. C’est la nuit, jeudi soir jour de paye, j’entend claquer les portières
des voitures. La folie m’entraine vers la paranoïa, soixante ans bientôt et
presque toujours aussi fragile qu’un petit garçon… Depuis mon retour les amis
et parents ont tous téléphoné faut pas que je les oublie ils sont tous
importants, je suis bien entouré… Je me sent tout drôle, l’ami m’a parlé de ma
schizophrénie disont que c’est une de mes particuliarités avec les
hallucinations, y’a une espèce de confusion des genres entre les voix et la
médisance, la stigmatisation et le manque d’estime, le jugement et l’auto-dénigrement…
Je sais pas ce que ça me donne ce soir de vous écrire ça. J’espère être
satisfait quand je vais terminer… L’angoisse la peur sont tout à coup
omniprésente… Je réussis jamais a vous raconter quelque chose de vivant, d’allumé
mais comme on dis à l’impossible nul n’est tenu. « Maman, maman, maman ton
fils passe un mauvais moment, Maharachi Mahesh Yogi » -Jean-Pierre
Ferland. Je sais pas où je vais, j’ai une lourdeur dans l’âme, je sais qu’il y
a plein de gens qui ne croient pas à l’écriture pourtant ça me fait réfléchir comme
une sorte de voyage intérieur, une sonde de l’humeur et du sentiment pour
alléger le vécu quotidien. J’y vais j’y vais au plus profond de moi j’explore
ma faiblesse et ma force, je ne suis jamais seul. Parfois je suis fatigué d’avoir
toute ces bêtes pensées comme un grand dadais… Encore des mots dans le
corridor, chien sale! C’est pas reposant ce soir, j’espère que je contribue pas
à la décompensation des voisins des voisines. Lâchez moi pas, j’ai besoin de vous
autre pour survivre, lentement la nuit avance, je pense à l’équipage de l’avion
en uniforme et très loin du monde de la maladie mentale et de l’itinérance. Ce
soir je vous place une photo du Melia Peninsula, l’hôtel où j’ai séjourné. Je
vous écris encore quelques mots pour terminer en espérant que ça vous a
intéressé. Je vous remercie donc d’avoir lu jusque là!!! À la prochaine j’espère!!!
Bernard
mercredi 17 février 2016
Au présent
Bonsoir!
Bonjour! Ce soir je suis de retour des pays chaud où plutôt d’un pays chaud
Cuba. Je sais pas comment vous écrire, je suis connus chez les québéquois on me
traite de maquereau de tapette, de niaiseux du web et bien d’autre chose encore
dont je me souviens plus… Je crois que les gens aiment pas les vacanciers
solitaire même le service est parfois moins bon quoi que lorsque les cubaines s’y
mettent y’a pas meilleur services. Y’avait tous ces vacanciers qui me
dénigraient me traitaient de gros crottés… Remarquez quand j’entends ça j’ai
tendance a croire que j’ai raison. Y’a longtemps que je vous ai pas parlé de
mon sentis comment je me retrouve chez moi à l’abri, seul mais sans ennuis. Je
crois être mégalomane pour le bon peuple le web, je le répète c’est du
niaisage. Pourtant Cuba c’est supposé être reposant, oui! Je me suis reposé au
soleil sur le patio en lisant un mauvais roman policier Cubain, mauvais peut
être mais ça se lisait tout seul et y’avait une certaine érudition. J’attendais
rien de ce voyage j’en attends pas plus de ce retour, je me suis laissé aller j’ai
pris le taxi, rien n’empêche pour eux tous ceux-là qui me « connaissent »
je suis une grosse salope. Je cesse là de me dénigrer… J’ai « travaillé »
sur un texte je vais le proposer à l’édimestre des humeurs culturelles y’a du
travail a faire encore. Pour revenir à mon sentis je suis pas le démon j’ai pas
tous les défauts du monde mais ceux que j’ai me font mal… J’aime toujours ça
vous écrire ce blog ça a la valeur que je lui donne, à les entendre je devrais
rester dans le troupeau pas dire, écrire un mot. Juste le silence et les
pleurs, le stigmate aussi de la schizophrénie et du suicidaire. Je pense à la
fin des années soixante-dix où les gens laissaient leurs maisons ouvertes aux
quatre vents je me retrouvais parfois là sans trop savoir ce que j’y faisais,
psychotique. C’est vraiment épuisant ce qui se passe dans ma tête, ce
dénigrement déchirant je demande pas d’excuse les gens ont leurs orgueil. Je me vois vieillir pourtant j’ai pas envie de
devenir un vieux con, une vieille vadrouille. Parfois j’ai peur de tomber dans
la dépression mais je connais trop ça, les pleurs et la bêtise. « C’est comme ça que ça se passe
quelque part dans l’espace sur une boule qui roule dans l’infini »-Daniel
Lavoie. Je suis un pauvre maboule mais je vois pas comment je pourrais faire
autrement. Je crois que demain je vais aller au marché c’est une destination
moins exotique que les plages de Varadero mais oh combien plus familière. Il
est presque neuf heure le vol a pas été très long mais c’est quand même
fatigant trois où quatre heure a ne dire que tout au plus cinq phrases
remarquez que pour un misanthrope c’est pas si pire. Je m’arrête là-dessus et
espère que vous reviendrez. Merci d’avoir lu jusque-là!!! À la prochaine j’espère!!!
Bernard
mardi 9 février 2016
Au présent
Bonsoir!
Bonjour! Dernier blog avant mon départ. Ça tombe bien je sais pas trop quoi
vous raconter, je pense qu’ils ont pas Wi-Fi mais y’a des postes internet. Je
vais essayer de me brancher avec Facebook. Sinon ce seras ex- communicado. J’ai
mon cahier et des stylos… J’essais de me brancher sur mon senti, je crois que
je dormirai pas beaucoup cette nuit. Souvent quand je suis avec d’autre je me
méprise, une sorte de narcissisme malsain, l’autre est toujours mieux que moi
pourtant avec le temps je me suis amélioré. Demain je vais prendre le bus jusqu’à
l’aéroport j’espère que les taxis nous retarderont pas trop… À la télé des gens
qui partent à la dérive dans les vagues, un homme les a sauvés, ça se passais
pas loin de Brest. À Cuba je vais m’épargner quelques jours de grand froid. Ce
soir je vous fais pas le bulletin de nouvelles. Ce matin je suis allé me faire
couper les cheveux chez une coiffeuse sympathique… Je suis fatigué, je crois
que là-bas je vais me reposer, lecture et écriture sur la plage, la marche
aussi je vais essayer d’aller à La Havane, on m’a conseillé le tour de calèche
mais je crois pas. Tout semble sécuritaire c’est bon pour ma paranoïa. J’attends
avant de commencer le cahier, c’est pour les humeurs culturelles. Je me suis
acheté de la crème contre les coups de soleil. Demain s’en viens
tranquillement. Je pense aux snowbirds d’Aylmer en Floride. Ce soir le Canadien
joue pour une troisième victoire d’affilée. On le souhaite… J’ai réussis a
scanner avec mon imprimante ça fonctionne bien. Je suis loin de mon senti avec
tout ça, je manque de vocabulaire pour nommer ce que je sens c’est toujours une
tension mêlé d’angoisse, c’est la nuit dans mon goulag occidental. J’ai fermé
les rideaux, j’attends qu’on cogne trois coups pour les ouvrir on est pas au
théâtre ça arriveras pas. Vous savez quand je vous écris c’est pas de la
comédie j’essais de rester vrai, authentique de pas fabuler les fables je
laisse ça à La Fontaine. Ce soir tout est distraction pour ne pas me sentir… Me
reste que cent quarante deux mots a écrire pour vous décrire ma folie. Je reviens
souvent à ça la folie pourtant, c’est très normal chez moi, la normalité étant
la tévé et la lumière tamisée. Je la rationalise ma folie comme cette dame qui
a dit pissant et cette autre assez gentille pour me tenir la porte, je suis
rendus à l’âge où parfois on me laisse un siège dans l’autobus. C’est épeurant
je vieillis, je vieillis je vous l’ai assez dis. S’agis de savoir comment je me
définis, je suis trop vieux pour la crise d’identité, « Je ne suis qu’un
homme, rien qu’un pauvre homme… »- André Breton pas le surréaliste mais
notre André « d’un jour à la fois ». Lentement je termine, aujourd’hui
c’est encore congé de photo. Je laisse la place au texte. Merci d’avoir lu
jusque-là!!! À la prochaine j’espère!!!
Bernard
lundi 8 février 2016
Au présent
Bonsoir!
Bonjour! Semble qu’avec ma poésie je me chie dessus, me dénigre et manque d’estime
de moi. Je vous dirais que je suis pas partis pour faire un Gaston Miron de
moi, un homme rapaillé y’en a eu un et je serai pas le deuxième pas plus qu’un
Vanier du fond de ses enfers les miens sont bien ordinaire. Pourtant quand je
lis ce que j’écris les gens écoutent et semblent apprécier, y’a peut- être une
petite parcelle de que j’écris dans chacun d’eux. Sur le moment ce qui me viens
en tête ces pauvre nigaud que je suis et qui sur son passage entend les gens
fredonner des airs inconnus mais dirigé vers moi pour m’irriter. Vous voyez
bien que je suis fou, j’ai dit à la scénariste du théâtre aphasique que malgré
tout c’est ce que je veux faire écrire advienne que pourras. J’ai presque
soixante ans physiquement y’a longtemps que j’ai finis de grandir mais
spirituellement j’ai énormément de chemin à faire. L’ami me dis qu’il accepte
pas, qu’il compose avec la maladie, il me parlait de l’école en me demandant si
mes professeurs m’avaient aidé à avoir une meilleure estime de moi,
malheureusement au secondaire j’étais déjà au prise avec mes gros problèmes. Je
sais une chose c’est que j’aimais bien délirer en avant de la classe. Ce que j’écris
c’est pas non plus Dale Carnegie «Comment se faire des amis » au cabaret
poétique une dame voulais lire ce que j’écris. Ça me fait toujours plaisir
quand ça intéresse les gens… Faute de s’intéresser à moi on s’intéresse à ce
que j’écris, disons que je suis mal parti pour me faire une copine moi et ma
crise d’identité perpétuelle. Quand je participe à ces ateliers là je pense à
la pièce « Appelez moi Stéphane! » des intrigues farfelues autour d’une
pièce de théâtre amateur. Je vous raconte un peu ma matinée. Je crois que je
pourrai pas vous écrire de Cuba quoi que dans le hall de l’hôtel y’a des postes
internet. Ce soir c’est calme dans le goulag occidental, dehors des enfants
jouent et crient. Quelques voitures passent. Ça me calme de vous écrire comme
ça. Je sais que je vaux mieux que cette misérable poésie, je crois que je vais
demander l’adresse de courriel de la dame aphasique pour lui envoyer quelques
textes de mon cru. Je reviens à l’estime,
l’intervenant me disait de parfois me féliciter me donner une tape dans le
dos mais je pense pas à ça. Je pense à l’ami philosophe qui cite de grands
extraits de ses lectures pour ensuite revenir avec des farces salées. J’essais
de me rendre à cinq cent mots après j’arrête, le philosophe dirais que je fais
un « strip-tease de l’âme ». J’ai hâte de partir pour les pays chauds
pas longtemps mais juste assez pour m’inspirer me remonter. Je crois pas qu’en
un si court laps de temps je vais changer bien des choses, mais j’ai un nouveau
cahier pour écrire et deux romans qui se passent à Cuba. Voilà c’était ça pour
ce soir, y’a pas de photos, je laisse la place au texte. Encore une fois merci
d’avoir lu jusque là!!! À la prochaine j’espère!!!
Bernard
Inscription à :
Articles (Atom)
