jeudi 8 mars 2018

Au présent

Bonsoir! Bonjour! J’ai mieux dormis cette nuit. Il neige mais pas autant que prévu. Hier soir j’ai fait une présence à l’émission Folie Douce. Aujourd’hui j’espère avoir des nouvelles de Lille, disons qu’après une bonne nuit de sommeil je suis moins fébrile. Je sais pas trop quoi vous raconter, j’ai recommencé les cahiers c’est plus artisanal. Mon ami l’agent de programmation devrais m’appeler aujourd’hui… J’écoute ma voix intérieure, c’est pas polyphonique comme souvent dans la schizophrénie. Hier je me suis endormis vite… C’est jeudi la semaine est presque finie… J’attends les fonds pour payer le voyage, ce matin il est tôt, en Europe il est dix heure. J’ai des souvenirs de la shop d’un vieux monsieur qui y travaillait, maintenant c’est moi le vieux  je n’y suis plus dans la shop. C’est mal rédigé… J’ai de la difficulté, je me souviens d’une année où à la même date je m’étais rendu à la Guadeloupe pour les journées de santé mentale, y’a pire je dirais… Pendant le mois je devrais faire le livre vivant à quelque reprise… Ça aussi j’attends des confirmations. J’écris pas rapidement, je pense à ce que je veux vous dire de mon senti. Je crois que parfois les cris que j’entends sont bien réel, que ce sont des gens qui les fonts quand ils me croisent dans les corridors du métro. J’ai hâte de partir, j’y vais avec Air France, ça promet, je prendrai aussi le train… Je crois qu’à la gare de Lille je vais prendre un taxi jusqu’à l’hôtel. On croit souvent que les schizophrènes ne peuvent rien faire d’eux même, c’est faux, je me bats aussi contre ce stigmate-là. Ce matin je puais vraiment, ai pris une douche et ça va mieux. C’est le petit matin, je pense au prochain voyage, j’attends des nouvelles, je me répète, j’ai vue des photos de l’hôtel ça semble bien. Je vais me préparer pour faire la communication, je crois qu’ils ne m’attendaient pas seul… J’ai hâte de me retrouver dans l’avion, l’organisation mondiale de la santé c’est pas rien. Je me souviens plus si je l’ai écris, j’ai retrouvé mon souffle et mon rythme de marche, je suis content. Hier j’ai lu un texte de ce blog à la radio, j’y ai donné l’adresse internet. Semble qu’on va pouvoir m’entendre au Canada « coast to coast ». Il neige encore, la matriarche va pas trop bien je crois qu’elle trouve l’hiver long, elle n’en sera que mieux quand le beau temps va revenir.  Voilà encore quelques mots pour l’édification de mon sentis, je sais c’est de la folie mais j’y aurai passé ma vie. Écrire! Voilà ce que j’ai toujours voulu, lentement, toujours mais en y pensant pas trop en étant plus dans l’instinct… Je retourne me coucher en attendant que le téléphone sonne. Ça y est presque pour cette nuit comme toujours c’est à l’arraché. J’espère recevoir un courriel de Lille pour confirmer ma présence. Je vous remercie d’avoir lu jusque-là!!! À la prochaine j’espère!!!
Bernard

mercredi 7 mars 2018

Au présent

Bonjour! Bonsoir! Cette nuit ce qui me préoccupe c’est mon départ pour Lille, à moins d’un changement de vrai dernière minute je devrais partir. J’attends des nouvelles de là-bas pour avoir le programme des deux journées et confirmer ma présence. C’est assez pour provoquer de l’insomnie… Je suis pas très fort sur les préparatifs de voyage, ce que j’aime c’est le voyage même. J’ai dormis qu’une couple d’heure, je veux étirer mon séjour d’une nuit… Je suis impatient je voudrais que ça se fasse comme par magie. J’aimerais que vous compreniez mon sentis cette nuit, j’ai hâte de partir. Avant je dois préparer ma communication, l’agent de programmation va m’aider… Parfois j’oublie ma puissance supérieure comment j’ai pas beaucoup de pouvoir sur les choses pourtant les journées internationales sont sur l’empowerment… J’ai tout le temps peur de faire une gaffe. Je vais y passer que quelques jours. Me reste que quelques repas à prévoir. Je crois que l’adresse que j’ai donné pour assister aux journées c’est la bonne. Mon sentis est pas très fort cette nuit c’est très cérébral. J’ai hâte que les français répondent. Peut-être que d’autre québécois vont être là, je suis déjà en mode nuit blanche. Là-bas je devrai prendre des notes pour faire un rapport de mon séjour. Les journées internationales du CCOMS sont intitulées,  « Citoyenneté et empowerment en santé mentale : innovation participatives en France et à l’international ». Je vais leurs parler des patients-partenaire de l’expérientiel et des différents comités auquel j’ai participé, je vais essayer d’élaborer là-dessus et l’importance d’être dédommagé monétairement. Ce soir j’enregistre une émission radio. Je vais être franc avec vous je sais pas où je vais avec tout ça mais j’y vais quand même. Je vais essayer de me calmer. C’est important, je vais y arriver. Je crois que je vais leurs parler de ce blog, ça cadre bien avec les nouvelles technologies. Cette nuit ce que j’écris est un peu répétitif. Je suis bien éveillé je m’en fait pas pour l’insomnie… Je vous rédige ça et après je retourne au cahier c’est important. Du calme, du calme c’est ce que je veux un jour à la fois, je pense au train j’espère qu’ils seront pas en grève, je crois que c’est pour ça que je voulais étirer le voyage… Je sais je suis un pauvre fou qui combat le stigmate de la maladie mentale, une sorte de Don Quichotte, je suis pas le premier à écrire cette image. Ça aussi devrais être dans ma communication. Je pense que les imprévus sont ce qu’ils sont faut faire avec. Sur France vingt-quatre ils parlent d’une grève à Air France… C’est un peu ça l’aventure. Quelques mots encore pour terminer, ma limite elle est là si il y a grève ça me rend doublement impuissant. J’ai eu peur je croyais avoir perdu ce texte, mais non je l’ai retrouvé. Voilà! Je vous remercie d’avoir lu jusque-là!!! C’est la chute comme toujours de la même façon. À la prochaine j’espère!!!
Bernard

lundi 5 mars 2018

Au présent

Bonjour! Bonsoir! Encore debout cette nuit, je sais pas trop quoi vous écrire. Hier j’étais à une rencontre du groupe d’entraide le matin et dans l’après-midi j’ai eu un atelier théâtre au Théâtre du Nouveau Monde, c’était fort intéressant. Je vais essayer de rédiger quelque chose pour la semaine prochaine. Ce soir j’ai une réunion du conseil d’administration d’Antenne communication, la semaine à commencer en fou. Je sais pas si on peut dire ça, comme toujours j’y vais avec mon senti, j’entends ronfler le voisin… Hier je suis revenus en marchant du théâtre, dans l’après-midi j’ai eu la chance de saluer la directrice. Mon corps n’est pas à vendre, mon cœur non plus et j’ai que le silence pour parler de mon âme. J’essais d’écrire à chaud de dire l’espérance au matin, vous savez et je me traine dans cette écriture du vouloir insomniaque. Je sais que parfois ma prose vous touche plus mais j’arrive pas toujours à cet état… Je suis assis en caleçon devant l’écran de mon ordi et j’essaye de vous dire… Hier j’ai traversé le quartier gay à pied, c’était très vivant, un gars sortais du sauna avec une gentille odeur de savon. Voilà où j’en suis… J’ai de la difficulté à nommer l’émotion, la nuit comme ça tout est bien silencieux, je suis beaucoup moins paranoïaque beaucoup moins peureux, j’essais de dire ce que je veux.  J’espère encore et toujours, je ne pense plus à la mort… Le voisin ne ronfle plus il est surement réveillé, à cette heure ci y’a des oiseaux de nuit encore debout, dans la nuit de lundi à mardi les boîtes sont quand même assez tranquille. Parfois quand je marche c’est comme si j’avais une épée de Damoclès aux dessus de la tête, j’ai peur tout simplement peur de la ville, je sais pas pourquoi, je sens une menace quelqu’un dans mon dos c’est l’angoisse… Dans le goulag occidental, la neige est presque toute fondue. À la campagne les érables coulent ça fait le bonheur des acériculteurs. Dans le frigo j’ai encore un peu de sirop… Lentement je médite sur ce que je veux vous écrire, l’idée c’est pas de faire mon intéressant, juste d’écrire le malaise où le bien-être, bien-être une expression souvent associé à la pauvreté à des prestations d’aide monétaire accordé par le gouvernement pour survivre en dernière instance… Le malaise est souvent là même si à tous les jours j’essais de faire du mieux que je peux. Je fais pas chanter personne, je saurais pas comment faire, le mal je suis pas très bon là-dedans. J’en ai presque terminé pour cette nuit, je suis vidé. Pour la photo qui va illustrer ce texte je veux juste vous dire que je suis pas infographe. Je crois que le voisin lave sa vaisselle pendant ce temps-là le texte achève, j’ai de la misère à terminer mais lentement j’y arrive me reste plus qu’à vous remercier d’avoir lu jusque-là!!! Quelques mots encore à la prochaine j’espère!!! Au revoir!!!
Bernard

dimanche 4 mars 2018

Au présent

Bonsoir! Bonjour! Faute de voyager, je regarde des films d’avion https://www.youtube.com/watch?v=QCv7SYn-v1Q sur la C-Series de Bombardier. Le petit film me fait vivre plein de souvenirs. J’ai jamais volé sur cet avion mais je connais assez bien les aéroports. Si vous saviez comment j’ai envie de partir, parait qu’en Thaïlande y’a pas de papier de toilette, faut nettoyer ses affaires à la main, j’aime moins ça. Faut bien que le paradis ais des défauts ça aurais pas de sens… Le C-Series 100 c’est un jet régional, je pense qu’il fait pas de longues traversées… Ma dernière envolée c’est quand je suis allé à Barcelone et à Madrid l’an passé, encore là les vols avaient pas d’écran individuel, je me rappelle qu’au retour j’ai regardé les deux films, un de super-héros et l’autre une fiction sur une enfant surdoué… Mon dernier voyage c’était pendant les attentats du dix-sept et dix-huit août l’an passé, j’ai été chanceux je partais pour La Rambla mais j’ai changé d’idée, je vous écris ça je vie toute sortes d’émotions… C’est aussi du senti ces souvenirs, cette nuit je me sens un peu comme dans un avion qui pars de Montréal en soirée, j’arrive toujours tôt pour le départ. Bon! Ce matin j’ai une réunion du groupe d’entraide et ensuite un atelier de théâtre, une autre expérience où on va tenter d’écrire en groupe, le théâtre c’est émotivement exigeant… Je vais le faire quand même… Le thème c’est je veux de l’amour. Je vous écris ça et j’en demande quand vous me lisez je crois que vous m’en donner. J’ai testé ma tablette électronique je crois que c’est possible d’envoyer des courriels. Je suis éloigné de l’émotion cette nuit, je suis de plus en plus abrutis, les Oscars m’intéressent pas, pas plus que tous les autre galas d’artistes. Je suis jaloux je veux en faire moi aussi de l’art, je sais pas si j’y arrive… Ce que je fais c’est exigeant, je sais pas pourquoi je pense à la bière comment ça me démolissait… Je suis un foul finis… Le mois de mars est commencé. J’écris la nuit j’ai rien retrouvé, je fais des phrases comme ça gratuitement sans aucun sens juste pour la beauté des mots, étrangement y’a une odeur de tabac je sais pas pourquoi y’a longtemps que je ne fume plus je confond peut-être avec le dessous de bras, l’aisselle, voilà! C’est encore un écris de nuit, y’a personne autour de moi qui blogue aussi… Je l’ai déjà écrit, la machine est là ce serait sotise  de pas s’en servir. Je vous le répète comme toujours vos commentaires sont les bienvenus. Lentement je m’achemine vers la finale de la nuit. Je termine rarement avec bonheur c’est maintenant lundi une nouvelle semaine qui commence, je crois que je vais être pas mal occupé. Tout à coup j’ai faim je termine ça et je vais manger. Voilà! Je vous remercie comme toujours d’avoir lu jusque-là. Je souhaite qu’il y en ais une prochaine!!! Au revoir!!! Ciao!!!
Bernard

Au présent

Bonjour! Bonsoir! C’est un dimanche de solitude. J’ai recommencé l’écriture des cahiers. Je croyais que ça me démêlerais mais au contraire ça rajoute à la confusion. L’ami trouve que je suis intelligent parce que je lui ai dit un mot qu’il cherchait. Vous savez que l’intelligence c’est pas tout… Une petite famille, le papa la maman et deux enfants passe sur le trottoir, lentement je deviens conscient de ma folie,  elle est émotive sans danger pour les autres mais avec parfois un désir d’en finir avec moi. J’y vais lentement sans poésie définitive, je veux m’installer dans la durée. Vous voyez peut-être où ça peut me mener. Moi je sais pas, j’écris sans destin, sans destination, sans dessein… J’ai beau vouloir ça mène à rien. J’aimerais avoir les mots qu’il faut, les mots d’espoir… Tout à coup la foi s’impose et on me ridiculise pourtant l’esprit est nécessaire, indispensable je dirais… Je le dis pour rester présent dans ma quête. Je reviens avec mon manque de confiance, ma paranoïa, parfois j’oublie de prier pour alléger ça. Non! Je suis pas un gourou, je suis seul et n’embarque personne dans mes histoires. Voilà c’est là que la poésie me quitte avec des mots de marins des expressions nautiques. En fait c’est ce mot embarquer, que je ne peux faire puisque je n’ai pas de vaisseau. Je répète je suis seul dans cette mer de mots. Ce vocabulaire c’est mon barda que je traine ici-bas. Je me dis que j’y arrive mais le doute est toujours là. Parfois je pense à ceux qui font le mal dans des lieux à vocation spirituelle, je n’y vais plus, je n’y vais pas… Donner moi un peu de bonté, je vous la rendrai pourquoi-pas?  Je tente d’écrire avec la foi, je me répète comme souvent. Je dois faire honneur aux mots, pesés toutes leurs beauté et savoir les utilisés.  Je sais pas, tout simplement, c’est remplis de fautes et d’erreurs pourtant j’y vais toujours et tout le temps pardonnez le pléonasme. Vous voyez je me perd, j’avance parfois pour mieux sauter et me péter la gueule avec de mauvais mots. Rien de nouveau, juste du doute sans héros. Je sais pas pourquoi parfois quand j’écris je pense à mon bôf, peut-être parce qu’il m’inspire. Pourtant il est loin d’être curé. Je suis entêté pourtant j’ai rien à prouver. Y’a un personnage de bandes dessinées qui comme moi se réjouissais d’avoir quelques centaines de pages consultées, c’est pas grand-chose… J’ai pris un break pour regarder la fin d’une émission sur les avions, la British Broadcasting Corporation c’est toujours intéressant. Une disgression voilà ce que je vous écris en ce moment. C’est moins grave quand c’est pour terminer. Je souhaite un bon voyage à la super-maman de Cantley elle rentre chez elle. Je termine là-dessus, moi je pars pas, je vous remercie comme toujours d’avoir lu jusque-là!!! On en rajoute un peu c’est pas fort, à la prochaine j’espère!!! Au revoir!!! À bientôt!!! Ciao!!! Arrivederci!!! Bye!!!
Bernard

Au présent

Bonjour! Bonsoir! Cette nuit comme toujours je cherche. J’ai commencé le cahier c’est difficile. Je crois que la super-maman de Cantley va être de retour chez elle aujourd’hui. J’imagine la joie des enfants… C’est dimanche, j’ai dormis, souvenir de ces nuits d’angoisse enfantine quand les parents ne revenaient pas d’une sortie nocturne. Je m’installais dans la fenêtre du salon pour guetter les voitures qui passaient, y’en avais pas beaucoup c’était comme si mon cœur arrêtais de battre à chaque voiture. J’espérais toujours que ce soit eux est venue un moment, une nuit où je n’attendais plus, ça faisait trop mal j’avais trop peur de ne plus les revoir. Un jour pour moi, à l’inverse, est venue le temps de partir, j’ai jamais eu de clé de la maison familiale peu importe l’heure où j’arrivais la porte n’était jamais barrée, verrouillée… À partir de cette nuit très difficile il me fut impossible de rentrer à la maison, j’ai vécu une autre sorte d’angoisse pourtant… Je comptais sur le patriarche pour me protéger peut-être qu’il avait peur autant que moi. J’étais plus adolescent, j’étais une sorte de Tanguy angoissé qui décollait plus de la maison. Tout ça se passait en banlieue sur la couronne nord où je ne vais plus, j’ai trop de mauvais souvenirs, ça fait déjà longtemps. Maintenant je vie dans le centre-sud de Montréal. Je me suis accroché à mon logis après avoir galérer un peu partout. Cette angoisse c’était peut-être à cause de ma sexualité débridée, de cet onanisme que j’arrivais pas à contrôler… Maintenant je suis heureux c’est disparu et je ne m’en porte que mieux. Un fou, un vrai fou! Heureusement c’est plus doux et moins triste, y’a longtemps aussi que m’a quitté la psychose, j’écoute plus beaucoup de musique, j’en ai pas besoin ça aussi c’était pesant, le volume au boutte disait le poète, j’étais plus capable… Je crois être devenu un homme mature. Je suis presque vieux, sexagénaire, je veux plus avoir affaire à la police ils m’envoyaient toujours à l’hôpital, si je sors ce matin je suis certain de croisé une voiture. Je vous mentirai pas parfois je vois pas de policiers. C’est mieux comme ça… Je sais plus trop quoi vous écrire, c’est toujours la nuit les oiseaux de nuit rentrent à la maison, eux je les attends pas, ce sont pas mes parents, le patriarche est partis pour toujours, je ne veille plus dans l’attente. Les nuits sont quand même tranquille, les voitures passent, je me demande où vont tous ces gens, une question idiote… Je reviens aux voitures comme au début, je les entends passer je suis sans angoisse. J’essaye de me débrouiller en pensant aux lecteurs, lectrices… Cette semaine je suis invité à la radio mais dans un différent studio… Je reviens au présent, c’est l’heure de me coucher. Quelques mots encore pour terminer ce texte maniaque. Voilà! Je vous remercie d’avoir lu jusque-là!!! Comme toujours c’est la chute qui sais pas. À la prochaine j’espère!!! Au revoir!!!
Bernard

samedi 3 mars 2018

Au présent

Bonjour! Bonsoir! Samedi après-midi, les snowbirds sont sur les quais. Ils ont un temps superbe. Moi je suis sortis et j’ai marché dans le quartier gay, y’a déjà des odeurs de cannabis, je me sens harcelé par la police mais ils ne m’arrêtent jamais, y’a pas de raison je suis qu’un passant. J’ai pas encore commencé le cahier dehors on entend une machine qui tourne. C’est absurde d’écrire comme ça, les journalistes eux ont toujours une histoire, des gens, moi je suis seul à vous raconter ce que je sens. Ce bruit dehors ça me rappelle mes psychoses, la tension. Ça vous intéresse pas de savoir que j’ai mangé deux poires, que mon bouillis est très bon… Je sais que j’ai quelques lecteurs, lectrices, je vous raconte ça toujours avec la paranoïa… Je pense que le quartier est bondé de caméra, on voie tout de suite quand je mets les pieds dehors, pourtant ça aussi c’est la peur parfois je préfère rester chez moi. La neige à fondue, lentement un gars marche dans la rue, je sais pas d’où vient ce son de machine qui tourne, c’est peut-être la pompe des égoutiers. J’ai mal je voudrais arrêter, le goulag occidental est tranquille. La machine viens de s’arrêter on l’entends plus hurler, je me sens mieux moins anxieux… Y’a des années que j’ai été hospitalisé, un schizophrène faut pas que ça en mène trop large dehors, il risque de manger une volée. Semble qu’ils vont agrandir l’hôpital où est mon dossier, du moins si il l’ont gardée depuis le temps. Le psychiatre qui me suivait est à la retraite, maintenant j’ai affaire à un Groupe de médecine familiale. Je sais pas pourquoi comme piéton je me sens harcelé, j’ai rien fait, rien volée, à part mon fond de culpabilité voilà où tout ça m’a mené… Parfois j’ai envie d’aller consulter à l’urgence de l’institut… Je suis pas psychotique juste paranoïaque, je pense que ça prendrais du temps avant que j’ais une consultation avec un psychiatre. C’est long, oui c’est long quand ça tourne pas rond, les policiers aiment pas je crois ceux qui souffrent de maladie mentale. Ils veulent tous les envoyés en prison, ça tourne pas rond, ça tourne pas rond… Je vous écris, ils aiment pas ça en même temps si y’a quelque chose de pas correct je suis responsable. Pourtant je suis à jeun, j’essais de donner l’exemple ça semble pas suffisant… Tout ça pour vous dire qu’il y auras pas de voyage, je serai quand même pas mal occupé à raconter ma vie de schizophrène avec comorbidité. Le buzz à recommencé, je veux pas m’en aller je sais pas ce que j’ai fait. Je me répète… À huit heure trente ce matin un gars prenais une bière au bar, c’est peut-être un peu tôt mais c’est pas de mes affaires… C’est juste bon pour enfler une bedaine de bière. Je termine là-dessus en vous remerciant d’avoir lu jusque-là!!! À la prochaine j’espère!!! Au revoir!!! À bientôt!!!
Bernard