Bonne année!
Bonne année! À quelques heures de la fin de deux milles seize je vous souhaite
du bonheur, de la patience et tout ce que vous pouvez désirer qui est bon pour
vous. Je m’excuse auprès de tous ceux à qui j’ai envoyé une chaîne de lettre
pas sollicité, d’habitude je continus pas la chaîne mais je sais pas pourquoi
ce soir je l’ai fait. Ça vous montre que votre humble serviteur est pas
parfait, je vais essayer de mettre un peu d’humilité quand je fais ces erreurs,
c’est pas pour mal faire. Je sais pas si ma lectrice secrétaire retraitée du
Cégep de l’Outaouais se rappelle de la maison de Sa Tante Émilie au bout de la
rue des Érables à Dolbeau, moi je me rappelle y être arrêté une fois avec Maman
avant d’aller aux vêpres. C’est vieux tout ça je pense que papa passait l’hiver
au chantier, on allait fêter chez pépère en face de l’église à Normandin, on y
allait en autobus moi je marchais dans l’allée et maman me disait de m’asseoir.
Plus tard une fois déménagé à Terrebonne en visite à Dolbeau au Lac maman était
toute fière que je dise au marchand que j’habitais maintenant à Terrebonne dans
une jolie maison. Mémère avait des bouteilles de liqueur Jumbo qui était
presque plus grande que moi. Y’avait aussi une tante qui jouait de l’harmonium
c’est des souvenirs d’enfance, pépère sonnait les cloches électriques, il était
bedeau, je pense qu’on pouvait voir le vicaire qui lisait son bréviaire en
marchant sur la galerie du presbytère. Cette église là elle à brûlé, je me
souviens aussi de la fontaine qu’il y avait en avant. Bein oui! C’est le
Saint-Cyrille-de-Normandin du regretté Dédé Fortin et le miens aussi. Je
marchait aussi avec l’oncle sur la rue principale pour aller au snack-bar
parfois en visite on allait à la ferme expérimentale et d’autre fois à la
Chute-à-l’ours. Un ami me rappelait qu’en enfance on était heureux mais on le
savait pas. Papa aimait bien raconter qu’avant qu’il se marie on le prenait
pour un médecin avec sa valise de cuir. À Normandin y’avait aussi deux oncles
de papa, y’en a un qui s’appelait Phédyme je crois, l’autre je me souviens pas.
C’est là aussi que j’ai connus le petit chien Miki qui est déménagé avec nous à
Montréal-Nord pour ensuite nous suivre à Terrebonne. Je me rappelle que ma
grande inquiétude c’est qu’on ais pas la télévision, j’essayais de la faire
fonctionner mais y’avait pas d’antenne, le câble fallait pas y penser on a été
branché très tard, on avait le deux, le dix, le six, le douze sur une grosse Admiral
vingt six pouces des années soixante. Ce soir je m’amusait à compter ça faisait
combien de temps, presque cinquante ans et malgré tout ça a passé très vite. Je
pense que je vais terminer cette histoire du jour de l’an. Je vous souhaite
encore une bonne année!!! Merci d’avoir lu jusque-là!!! À la prochaine!!!
Bernarsamedi 31 décembre 2016
Au présent
Bonsoir!
Bonjour! Dehors une voiture klaxonne.Tout est gelé. Une chanson que j’aime
beaucoup de Plamondon, L’amour existe encore https://www.youtube.com/watch?v=r-ijby2pnls C’est mon côté ringard, quétaine dirais-je.
La télé diffuse le bulletin du matin. Je suis pas inspiré, je reçois des
courriels qui tentent de me vendre des exercises d’écriture. Je serai pas
encore à la télévision ce soir, j’y crois plus, ils ont surement quelques
choses de plus intéressant que moi comme reportage. J’écris ça et c’est comme
si c’était interdit… Ça tourne en obsession, c’est pas si important que ça.
Samedi de veille de jour de l’an, j’ai hâte de voir les enfants. Je suis un peu
triste, les rues sont très tranquilles, je veux voir de quoi ça a l'air ce
reportage. Je pense que tout est fermé aujourd’hui. J’ouvre et je ferme la télé
suis anxieux… J’avais perdu mon chiffon à lunette par distraction je l’avais
jeté dans les déchets. Je l’ai récupéré dehors dans le bac. Pour revenir à mon
senti, ma journée est vide, je suis morron j’ai encore écris à la journaliste j’espère
qu’elle diras pas que je la harcèle. Tout est tranquille… La journaliste dis qu’il
n’y a aucune anxiété à avoir que c’est très bien comme entrevue… Bon! Semble
que ça va être diffusé dans quelques jours… J’ai mangé du pâté à la viande et j’entre
pas dans la polémique pâtés à la viande versus tourtière. C’est pas fort le
texte aujourd’hui, je termine mon année, me suis calmé, souvent le patriarche
travaillait la veille du jour de l’an mais ce que je me rappelle avec plaisir c’est
quand il préparait son punch, pour ensuite se raser et faire sa toilette. Il portais
sa belle habit, son beau costume trois pièces avec sa chemise et sa cravate. Il
était chic le patriarche. Moi quand j’étais plus vieux et installé dans mon
alcoolisme, je passait le réveillon dans un club du bas de la ville, le bar
était ouvert si on avait acheté son billet. J’ai passé des années dans ce bar
là et on m’a jamais offert une bière, il n’existe plus. Je sais qu’il y en a
qui sont fort sur le brandy moi je suis content d’être à jeun, j’emmerde moins
de monde. La neige a recommencé à tomber. Je me souviens j’avais dix huit ans
et mon plus jeune frère en avait onze, son anniversaire c’était entre Noël et
le jour de l’an, c’est un lecteur qui part bientôt pour la Thaïlande. Il aime
beaucoup l’Asie. Ma lectrice de Terrebonne est allé au Japon semble que c’est
extraordinaire, j’en doute pas moi c’est la Chine qui me parle j’ai vu un
spécial de dix jours hier à là télé. Pour l’instant je pense à vous tous mes
lecteurs pour les plus jeunes je leurs souhaite du succès dans les études, les
plus vieux du succès dans leurs entreprises et de beaux voyages, Je vous fait
tous un hug virtuel. Bonne année!!! À la prochaine j’espère!!! Merci d’avoir lu
jusque-là!!!
Bernard
vendredi 30 décembre 2016
Au présent
Bonsoir!
Bonjour! Je mange une clémentine. Lentement le soleil se couche, il fait froid.
J’ai le souvenir de partie de pêche sur la glace à Carillon avec le grand-père
de mes cousins. Je me souviens surtout qu’il m’avait donné un morceau de
saucisson de salami, que j’avais adoré. On péchait quelques perchaudes en
espérant que mordrait un brochet où un doré. J’aimais ça mais il faisait froid
je me réfugiais souvent dans la cabane, elle était chauffé au bois, parfois j’enlevais
le grésil de glace sur les trous pour pas que ça gèle et je rentrais au chaud.
Je crois qu’on peut encore pêcher il faut louer des brimballes, je me souviens
plus quelles sortes d’appât on met après ça. Parfois on entendait des
motoneiges passées. Y’avait assez de glace pour que les voitures se rendent aux
cabanes, c’était le lac des Deux-Montagnes le même que celui où habite mes
lecteurs partis en voyage au Mexique. Parfois ça glissait sur la glace je
tombais pour aussitôt me relever. Je me souviens pas comment on faisait quand
on avait envie, je crois que c’était la bécosse. Avec eux c’était comme si j’avais
trois où quatre grand-pères. On attendait que ça morde que les brimballes grouille
parfois on étais chanceux d’autre-fois moins. Je pense qu’ils se faisaient des
ponces de gin, miel eau chaude et gin c’était une façon de se « soigner »
de casser une grippe, un rhume. J’y suis pas allé souvent mais j’aimais ça, mon
lecteur de Terrebonne est un grand amateur de cette pêche, qu’on appelle la
pêche blanche. C’est pas la même chose que la pêche aux poissons des chenaux où
on pêche dans la cabane et où pullulent les poissons, ça mord tout le temps aux
appâts, des morceaux de foie. Cette pêche là j’y suis allé adulte, j’aime bien
le village de cabanes à Sainte-Anne-de-la-Pérade, on peut aussi marcher sur la
rivière gelé, je crois que cette pêche est ouverte, elle est commencée. Pour le
lac des Deux-Montagnes on peut voir les cabanes à partir du pont de Vaudreuil
sur la vingt. C’est beau c’est pittoresque. Quand ça mordais fallait vite tirer
la ligne et décrocher le poisson on se gelait les mains dans l’eau froide et on
se dépêchait de remettre nos mitaines. Ça faisait de belles journées dehors où
on dépensait notre fou, on rentrais fatigué mais heureux, je pense à mes
culottes de laine qui me piquaient bien qu’elles étaient très chaude. Je pense
qu’on y allait surtout le dimanche. Je crois qu’on perçais les trous avec une
tarière, la glace était pas tellement épaisse et l’eau étais pas si profonde.
La nuit viens de tomber, c’était encore des souvenirs d’enfance, des jours où j’étais
heureux et je le savait pas. Je pense que mon lecteur de Terrebonne m’a dit que
c’étais possible de pêcher sur la glace dans le vieux-port de Montréal. J’irai
faire un tour. Je vous remercie d’avoir lu jusque-là!!! À la prochaine j’espère!!!
Au revoir!!! Ciao!!!
Bernard
Au présent
Bonsoir!
Bonjour! J’attends impatiemment qu’on diffuse le reportage auquel j’ai participé.
C’est la nuit et comme souvent vous voyez j’écris. Je suis réveillé c’est l’insomnie,
j’entends les voisins qui ronflent mais c’est beaucoup moins pire qu’à l’époque
où j’habitais une maison de chambre, la tuyauterie me tenait réveillé toutes
les nuits. Bientôt le jour de l’an, là Saint-Sylvestre, les skieurs sont
heureux on a eu de la neige et y’en auras d’autre bientôt. Je me fouille l’âme
et fait mes meilleurs vœux à tout le monde… Ai terminé la lecture d’un roman
très français, il est très bon, je vous en parlerai dans mes humeurs
culturelles… Je cherche quel propos vous tenir, je pense à l’homosexualité, le
goulag occidental est pas loin du village gay, qui est je dirais un peu en
décrépitude. Y’a des gays qui sont des
caricatures mais qui ne me font pas rire, ont les vois souffrir de leurs genre
c’est pas jolie. Je pense à ces amis que j’avais qui sont disparus, et à cet
autre qui draguais sur la rue mais qui une fois rendus chez lui disait qu’il
avait peur des itinérants, c’est un fait ce soir y’a de jeunes gay qui ont pas
d’endroit où couché. Certains d’entre eux vont s’abriter dans des crack house
et fumer pour arrêter leurs têtes qui s’emballe mais qui n’en auront jamais
assez… Je pense aux dents gâtées des fumeurs de crack, c’est un jour de l’an
triste plusieurs ne rentreront pas chez eux tout simplement parce qu’ils n’en
ont plus. On oublie aussi souvent que le sida fait toujours ses ravages on en
parle moins, les utilisateurs de drogue injectables sont moins glamour et on
attend l’ouverture des sites d’injections supervisés. Dangereux, c’est un jeu
dangereux https://www.youtube.com/watch?v=5E79lzmGzf8
. Les bars vont bientôt fermés pour une partie de la nuit ça auras fait la job
d’abri maintenant faut prendre son grabat et trouver un endroit où s’écraser
pour pas geler. Ce monde la je l’ai connus, j’en parle en connaissance de cause
je suis bien chez moi mais peut-être que vous n’aimez pas ça. À Montréal on
parle de laisser des bars ouvert jusqu’au petites heure du matin mais on est
pas à Las Vegas… Je pense à ceux qu’on retrouve mort d’overdose dans un banc de
neige… Je suis pas beaucoup dans mon senti avec ça, à l’époque j’aurais pu me
faire assommer où empaler avec une queue de billard. J’étais inconscient c’était
il y a maintenant longtemps mais ce soir je consomme pas j’ai pas envie de tout
recommencer. La nuit faut pas respirer, les parfums sont dégueulasse et le gros
Bukowsky il était quand même pas si romantique dans son écriture alcoolique, c’est
vrai que sa folie était ordinaire et moi j’ai quitté ce monde là, j’en connais
pas qui écrivent saoul, à l’ivresse manque l’introspection, la connaissance de
soi est distortion. Je termine c’était une nuit au goulag occidental. Merci d’avoir
lu jusque-là!!! À la prochaine j’espère!!! Au revoir!!! À bientôt!!!
Bernard
jeudi 29 décembre 2016
Au présent
Bonjour!
Bonsoir! Tempête de neige… J’ai vu qu’il y avait un commentaire d’un nouveau
lecteur qui a apprécié un texte. Merci! Dehors c’est tout blanc et les sons
sont amortis par le manteau blanc. Je me prépare un café. Je suis pas allé
faire les courses, ça tombe et ça tombe tout un chacun rêve de farniente et de
pays chaud… Y’en a toujours un pour nous sortir l’histoire de la tempête du
siècle, disons que maintenant c’est la tempête de la semaine… Les charrues
déblayent les rues. L’été c’est d’autres sortes de charrues qui déblayent le
trottoir. Elle est vieille celle là… J’écoute ce que dis mon senti, tout est au
ralentis, lentement la nuit arrive, je sais qu’il y en a qui en ont déjà assez
de la neige, moi je crois que je vais en profiter pour aller patiner. Je pense
à nos amis français qui ont pas de neige, venez faire un tour ici, y’en a et on
est accueillant, on peut pas aimer la neige mais c’est quand même beau ce blanc
immaculé. Sans compter que ça donne du travail à beaucoup de monde. Ai terminé
mon café je digère la pizza que j’ai mangé ce midi, j’ai hâte au jour de l’an
pour aller chez ma lectrice retraitée de l’Outaouais. Je suis assez calme, j’ai
pas mal, je sens bon et tout ça à la première personne du singulier. Vous voyez
qui je suis, égocentrique, narcissique, je l’ai déjà écrit. Je sais pas trop
comment vous dire, je fais pas de yoga et j’ai pas de yogi… De temps en temps
je regarde par la fenêtre les épandeuses de sel qui passent… Bientôt janvier,
va falloir s’amuser sinon l’hiver vas être long. J’entends le bip, le signal
des camions qui reculent. Ça se calme lentement la chute de neige. Y’a aussi
les clignotants qui avertissent les voitures. L’autobus arrête devant chez moi
elle n’est plus déroutée. Je pense au match de hockey ce soir, une équipe avec
une grande histoire mais qui réussis pas à la réécrire. La matriarche m’a déjà
dit qu’on reverrait plus de coupe à Montréal. Le hockey c’est maintenant trop
gros et c’est une affaire de gros sous. Je regarderai pas le match ça m’énerve
trop. Je vais plutôt lire un excellent roman, très français avec des citations
américaines, on y fait la navette entre la France et différentes villes
universitaires américaines. Je peux pas dire qu’il fait noir c’est éclairé et c’est
tout blanc. J’arrive pas à vous écrire ce que je ressent, j’ai chaud, je suis
anxieux et j’ose pas vous parler de mon futur passage à la télé. C’est bientôt
le début de l’année, le temps passe trop vite quand on vieillis, c’est de la
folie et j’en rie. Finalement dans ce
texte je vous écris ce que je peux pas faire, pourtant je peut écrire, voilà… C’est
la fin pour ce soir, je me sent bien. Je vous remercie d’avoir lu jusque-là!!!
À la prochaine!!!
Bernard
mercredi 28 décembre 2016
Au présent
Bonsoir!
Bonjour! J’ai perdu mon canif, ça me fait chier. Je le trouve pas c’est des
choses qui arrivent. Ça allait trop bien fallait que je perde quelque chose. Je
cherche dans les coussins du sofa il est pas là. Je me promène à quatre pattes
sous la table et je trouve pas… J’abandonne, j’abandonne, je l’ai perdu, je l’ai
perdu il est pas dans les poches de mon manteau, il est peut-être dans le sofa
chez mon frère… Il est seize heure trente, ça va mieux, j’ai parlé avec l’ami sclérosé, il disait que
sniffer de la coke c’est une façon cheap de se droguer, je trouve ce débat de
toxicomane niaiseux comme de chercher la meilleure façon de s’intoxiquer. Ce
soir je remercie tous ceux qui m’ont envoyé un message hier… Je parle pas plus
longtemps de ça. La télé est sur les actualités demain la folie de fin d’année
va être là, ils vont déposer le montant d’argent mensuel, plusieurs vont se
croire assez fort pour résister ils vont tenir quelques heures, à peine une
journée, moi je veux juste tenir une journée. J’essaye de revenir à mon senti,
je sais je parle toujours de la même chose, demain on mange de la salade au
macaroni et de la pizza. Je devrais pas écrire sur mes défauts comme ça, on va
me stigmatiser mais le but est justement de dé-stigmatisé de se rétablir et d’être honnête… C’est les
actualités en boucle, toujours les mêmes nouvelles. À la fin de la semaine je
devrais être dans le bulletin. J’ai hâte de voir. J’ai déplacé les chaises pris
le marteau pour essayer d’en réparer une, j’ai regardé, j’attends un peu pour figurer comment je vais m’y prendre.
Ai mangé ma laitue, je pense aux visages perdus, aux amis qui sont partis, j’aurai
traversé une autre année mais contrairement à l’habitude l’an passé je suis
allé à Cuba. J’avais toujours passé l’hiver entier au Québec… Une année qui
commence bientôt, « C’est dans le temps du jour de l’an on se donne la
main on s’embrasse ». Je sais pas si vous avez connu le temps de la
bénédiction paternelle dans mon enfance je me suis fait bénir plusieurs fois
par mon père et mon grand-père… L’ami au téléphone avait de la difficulté à
comprendre que je parlais du chèque https://www.youtube.com/watch?v=vwUHpDvOxRo
, il va se gâter comme il dis, commandé de la bouffe au restaurant. J’en ai assez
pour ce soir, la télé parle de terrorisme en France. Je suis heureux, l’ami à
arrêter de fumer… Je pense à cette femme la belle-sœur d’une copine qui me
traitais de pédé. On se sent mal accueillis. J’essaye de pas faire de
médisance, les gens sont comme ils sont, avec leurs bagages de bonheur et de malheur.
La nuit est tombée, j’essaye de terminer ce texte, mon senti ce soir s’est
caché pas grand-chose c’est assez fade. Je vous remercie d’avoir lu
jusque-là!!! À la prochaine j’espère!!! Au revoir!!! À bientôt!!!
Bernard
mardi 27 décembre 2016
Au présent
Bonsoir!
Bonjour! Ce soir je vais être franc avec vous je m’ennuis. J’ai des gros
cravings mais j’ai pas envie de retourner dans le monde de la consommation. Je
demande à ma force supérieure de me protéger. J’essais de me rappeler où j’étais
l’an passé… C’est un jour à la fois, je veux pas pogner le bord de la rue. Je
dis une prière ce serait pas drôle une rechute, il est un peu trop tôt pour la
débâcle, le fleuve et les rivières sont à peine gelés. Moi c’est justement pas
ça que je veux être gelé, je veux garder toute ma tête. Ça fait un bout de
temps sans alcool et sans autre produit, j’ai pas envie de me descendre plus
bas que je suis. Lentement la nuit s’en viens et je crois que les journées
rallongent. Je pense aux bons parents que vous êtes et à ceux que j’ai
rencontré dans mes brosses ils étaient dégueulasse juste d’amener un enfant de
trois quatre ans à la brasserie on fait pas ça! Ce soir les gens rentrent à la
maison y’en a qui ont pas fait le pont. Je pense à la violence de l’alcoolique,
je sais je l’étais en paroles et en actes et après c’était la psychose et l’inconscience…
Je me faisait renfermer pour une semaine dans l’aile psychiatrique et j’avais
pas ma leçon pas si tôt sortie que j’avais une bière à la main, j’ai gâché ma
vie comme une moppe qui danse à gogo. Y’a longtemps que j’avais plus de
plaisir, schizophrénie et co-morbidité, je sais qu’aujourd’hui on préfère
parler d’épisodes psychotiques. C’était long et triste beaucoup plus triste qu’aujourd’hui.
Dans l’aile G les patients me disaient souvent que j’avais pas d’affaire là, on
croyait que j’étais étudiant, pourtant… Attendre, attendre devant une
télévision brouillée que le psychiatre passe pour me donner mon congé, j’avais peur de rester là pourtant les
lieux physiques de ma folie sont pas importants où que je sois je reste fou
mais j’essais de me rétablir en étant responsable de ma pleine citoyenneté.
Vous croyez peut-être que je m’apitoie, je suis pas un saint je vous raconte
pour pas que d’autre tombent dans le même piège. Ça fait des années que j’ai
pas été hospitalisé, me souviens de mon état à mes retours à la maison, sortir
était presque aussi difficile que d’y rentrer. Je vous raconte pour me souvenir
pour pas recommencer. Je ne dénie plus rien, je suis malade et je me soigne je
prends mes responsabilités. Vous pouvez m’appelez la soucoupe si vous voulez
mais au moins je suis pas enfermé. Je suis désolé de pas pouvoir faire de
cadeaux à tous les enfants. J’en ai deux pour les enfants de la puéricultrice
de Cantley. Là je sais je me répète, je vais essayer de prendre ça avec
sérénité. Ce soir si vous savez pas trop quoi faire faite une prière pour moi.
Merci d’avoir lu jusque-là!!! À la prochaine j’espère!!! Au revoir!!! À
bientôt!!!
Bernard
Inscription à :
Commentaires (Atom)





