dimanche 24 mars 2024

 


Bonsoir ! Bonjour ! Encore un week-end qui se termine. Demain c’est la réunion du groupe Reprendre Pouvoir et en après midi une répétition théâtre. Parfois j’arrive à me détendre ça fait du bien, aujourd’hui le soleil est là… La neige fond, j’aimerais être plus introspectif jeté un regard plus profond sur mon âme trouver les mots pour nommer l’émotion, la sensation, j’ai pas une plume de médecin ni même d’étudiant en lettres. Parfois je cherche des mots tordus mais j’en connais pas, je suis une espèce de sauvage qui pratique l’art modeste. Mardi j’ai rendez vous avec la gériatre j’aimerais bien quelle me dise que j’ai rien de grave. Y’a un bro avec sa douce qui est partis dans les îles, ils vont faire bon voyage. Je pense aussi aux délicieuses photos d’automobiles vintage des snowbirds, le collectionneur aime ça j’en suis certain. Je me donne un peu plus de dix huit mois pour repartir en voyage d’ici là j’espère être en santé. Quand la journée se termine je vais mieux. Je pourrais bien commencer à m’auto-stigmatiser mais ça avance à rien c’est comme des poussées inutiles. J’aimerais aussi avoir une écriture plus franche plus brute moins fignolée bien que … J’ai le mot ornières en tête je suis dedans et j’arrive pas à m’en sortir. Je vire dessour, je sais pas comment on écris ça en français, je survire?  Combien de mots pour écrire la tristesse le sanglot c’est pas dans une station-service qu’on apprend à écrire mais au fond ça sert à quoi, la poésie a pas grand place ici bas. Je creuse, je creuse j’écoute pense à ce prof de cégep au passé difficile, il pouvait pas me sentir disait quand même que j’étais un surdoué. Je passe toujours beaucoup de temps le nez dans les livres. Tout ça c’est une question de désir, j’ai qu’un désir c’est de vous faire plaisir et écrire. Viens de manger un Mae West des familles, je pense à un copain je sais pas ce qu’il est devenus, il est partis j’en parle plus. Dans ma tête ça se bouscule des payolas à Joe Dassin. Voilà !!! C’est la chute !!! La conclusion !!! La finale !!! l’épilogue !!! Comme toujours je vous remercie d’avoir lu jusque-là !!! Au revoir !!! À bientôt !!! Obrigado !!! À la prochaine je l’espère !!! Ciao !!! Bye !!! So long !!!

25/03/2024


samedi 23 mars 2024


 

Bonsoir ! Bonjour ! Il neige c’est samedi j’ai lu que c’étais la bordée des corneilles. Avec mon bro on se rappelait les années soixante quand les automobiles puaient. Je me souviens ça puait tellement que j’avais de la difficulté a monter dans la Rambler du patriarche. J’avais des haut-le-cœur c’étais comme la cigarette aujourd’hui on s’aperçois vite que quelqu’un fume. Le fumeur en est pas conscient. Ça ressemble pas vraiment au printemps. J’ai terminé un roman intitulé le Silence de David Lehane. C’est sur le Boston des années soixante dix les troubles raciaux pendant qu’on essais d’installer ce qui s’appelle le busing. Amené des enfants noirs dans des écoles blanches et l’inverse aussi pour une mixité raciale et économique y’avait eu des émeutes à ce propos. Je peux pas vraiment vous parler des villes américaines, j’en ai vu que quelques une je me souviens du centre-ville de Boston, une belle ville. Je me rappelle pas avoir vu beaucoup de noir, j’étais pas dans leur quartier. Lentement le soleil se couche rose, il va faire beau demain. J’ai hâte que ça bourgeonne que ce sois vert et chaud, ça va venir. Le voisin écoute une émission musicale à la télé moi j’ai regardé une vidéo de je sais pas qui, une bonne chanteuse en quatuor. Je suis triste l’ami est malade, trop pour me parler, il manque d’oxygène, autour de moi les êtres chers s’en vont. La nuit est là, solitaire j’écris pour ne pas pâtir, pour ne pas partir. Quand même je connaitrais un grand succès ce sentiment de solitude resterais présent même avec un compagnon, une compagne le grand vide abyssal resterais là. Je parlais de la journaliste la semaine passée on se disait comment il faut aimer les gens pour faire ce métier là, c’est pas facile. Maman n’est plus là qu’elle veille sur moi, il fait froid, la rue est tranquille comme à mon habitude je pense aux itinérants comment c’est difficile. Quand j’étais plus jeune j’ai beaucoup lu sur le retour à la terre mais j’ai raté le mien. Je suis devenus essentiellement urbain a usé mes chaussures sur les trottoirs. Je savais qu’il y avait des communes urbaines mais celles que j’ai rencontré c’était tous des voleurs à la petite semaine. Voilà! C’est la chute ! La finale ! L’épilogue ! Comme toujours je vous remercie d’avoir lu jusque-là ! À la prochaine je l’espère !

24/03/2024

vendredi 22 mars 2024

 

Bonsoir ! Bonjour ! Le monde est fou, comment fait on pour garder sa santé mentale ? On parle de prison à la radio je pense à Michel Foucault et son Panopticon, la folie et le pouvoir psychiatrique… Mais j’irai pas là c’est un discours trop compliqué, la prison vaux mieux s’en tenir loin, je sais pas ce qu’est devenus le poète Léo Lévesque. C’étais loin de la poésie de Saint-Denys-Garneau, je regardais un site de poésie sur les réseaux sociaux étonné de ne voir que des jeunes enfants comme si la poésie pouvait pas venir d’adultes majeurs et vaccinés. Depuis le lancement du film On achève bien les rockers on entend plus parler de Lucien Francoeur… Parfois la poésie peux nous bousculer, nous sortir du confort de la lecture patenté, nous choqué souvent ça provoque une réflexion, une recherche de vie maximale pour donner à voir à vivre. Quand on en sort tout à l’envers c’est bon signe parfois une amorce de réponse, un effet miroir pour une tentative de poésie bien à soi face à l’autre, face aux autres. La poésie ils y mettent leurs vies loin des châteaux en Espagne plus près de la taverne et des mauvaises salles où on s’endort pour se réveiller dans un hangover et chercher les mots de l’apocalypse. Pourtant plusieurs sont bien à l’abri dans leurs recherches universitaire rentrent le soir sacs en main en négligeant la vie optant pour de la littérature périmée. On ne me vois plus dans les cafés, j’ai tout donné, j’ai trop donné j’en suis à l’agonie scripté… Je les entend plus les poètes j’y vais avec un grand manque d’humilité et la peur de disparaitre du vivant, je ne reviendrai pas longtemps. Et on confond pornographie et poésie, pédérastie et littératie. Les enfants on les oublie pour pratiquer des jeux d’adultes tenaillés. Je lirai, j’écrirai seul jusqu’à ce que je meure c’est le prix a payer… J’arracherai encore des mots du levant au couchant avec pour enseigne la ville, la chambre des mourants. Ce soir c’est ce que je vous donne une sorte de désespoir à écrire le voisin qui se saoule et qui se cogne sur les murs. C’est le concret. Voilà! C’est la chute ! La finale ! L’épilogue ! La conclusion ! Comme toujours je vous remercie d’avoir lu jusque-là ! Au revoir ! À bientôt ! Obrigado ! À la prochaine !

23/03/2024


jeudi 21 mars 2024

 

Bonsoir ! Bonjour ! Ce soir je suis face à moi-même à mes démons, l’angoisse, la peur, la paranoïa. On me laisse voyager faire le tour du monde mais au bout d’un moment ils sont bien là, quand je reviens chez moi, mais est-ce bien chez moi quand je suis envahis par je ne sais qui déplaçant mes babioles au quotidien, la torture c’est bien ça, les inconnus, l’effroi. Dites moi dites moi qu’ais-je fait je ne suis qu’un homme, je me suis battu mais j’ai tué personne c’étais moi qui étais presque mort. Je sais, je sais j’ai droit au soleil, au chauffage, au repas, parfois je prendrais le bord de la rue sans compter mes pas, je filerais, je filerais jusqu’au trépas pour chasser ce mal sournois. J’ai troqué le métro, boulot, dodo pour la folie endiablé, le mal incarné. Parfois je crois être déjà mort, je pleure un peu en retard, j’en ai parfois assez de ce je… Parfois ma vie c’est un cauchemar peuplé d’agents secret invisibles, de policiers en civil qui nourrissent ce que eux appellent schizophrénie et que moi je nomme rétablis. J’étais et je reste ignorant j’ai voulus me faire aimer en gobant toute sortes de substances voilà le résultat désemparé dans le désarroi. Pourtant parfois je suis presqu’heureux mais ça dure pas. Voilà que la technique se met de la partie le voyant lumineux de ma souris se met a clignoter pour moi c’est quelqu’un en ligne qui fait ça. Depuis ma visite de la prison à San Francisco, Alcatraz je crois, et mon court passage à Bordeaux je sais bien que je suis dans le confort, rien n’empêche que je me fait des scénarios de persécutés de victimes j’aime pas ça. J’ai toujours mon passeport je peux voyager de tout bord tout côté. Je reste chez moi, je respire par le nez et j’essais de méditer. Parfois dans le frigo y’a plus de bouffe que je pensais, un problème de riches j’ai assez manqué de nourriture pas d’argent et rien a manger c’est long longtemps et toute l’humiliation a aller chercher de la bouffe dans une banque alimentaire heureusement pour moi c’est plus comme ça. Voilà! C’est la chute ! La finale ! L’épilogue ! Comme toujours je vous remercie d’avoir lu jusque-là ! Au revoir !!! À bientôt !!! Obrigado !!! À la prochaine je l’espère !!! Ciao !!!

22/03/2024


mercredi 20 mars 2024

 

Bonsoir ! Bonjour ! Lentement l’espèce de malaise que j’avais disparait. Je veux pas trop vous en parler au cas où je serais malchanceux. Ce soir je me suis fait un bon souper c’est bon signe, beaucoup de légumes.  Ça ressemble au printemps la neige a fondue. Je vois un camion de bières je pense à cet alcoolique maintenant décédé qui rêvait d’un camion de bières à sa porte, le genre de bonhomme qui aurais fait n’importe quoi pour boire. Moi je suis bien content de m’être débarrassé de cette addiction. Un jour à la fois, bientôt le mois d’avril comme on dis y’en a qui ont la langue longue. Je sais pas si les petites nièces et les petits neveux rêvent de Lapin en chocolat et de coco de Pâques? Encore une fois on a eu des enfances privilégiées on avait toujours du chocolat le dimanche de Pâques, rien pour garder des dents saines, je pense aux œufs en sucre et aux jujubes. L’ami viens de me téléphoner on a parlé du sud de la France, de Marseille où il a vécu quatre ans, c’est encore permis de rêver… Malgré les guerres faut vivre au quotidien. Le sentiment comment le vivre aujourd’hui, comment ne pas se sentir coupable parce que tout ce qu’on a c’est l’ordinaire du quotidien. Il faut vivre! Moi je sais pas, j’ai décidé de vivre et d’écrire. Je me rappelle on avait demandé au patriarche de nous écrire une autobiographie il l’a jamais fait… On aimait bien le chocolat « chunky » les lapins plus petits mais pleins. Parfois on avait de vrais poussins que la matriarche gardait pour en faire des poulets, on les mangeait, le poulet du dimanche c’était ça. Y’avait aussi tout ce cinéma Pascal, les Dix Commandements, La passion et biens d’autres. Je pense aussi au chocolat des levées de fond pour une bonne cause que les jeunes vendaient. Un chien des chats, des lapins, des poules une vraie ménagerie de banlieue isolée. Je vous ai beaucoup parlé du potager, du cabanon et des arbres sur le terrain, rarement les petits gars jouaient là on préférais, les champs, la rue, les parcs. Voilà ! C’est la chute ! L’épilogue ! La finale ! Comme toujours je vous remercie d’avoir lu jusque-là !!! Au revoir !!! À bientôt !!! Obrigado !!! À la prochaine je l’espère !!! Ciao !!! Bye !!!

21/03/2024

 

 

 


mardi 19 mars 2024

 

Bonsoir ! Bonjour ! J’ai fait quelque chose de très intéressant aujourd’hui. J’ai essayé de donner mon avis sur un questionnaire de recherche pour les équipes de santé mentale. J’ai toujours quelque chose à faire, je m’ennuis pas. Le ciel veux s’éclaircir… Fin mai encore une fois si tout va bien je devrais assister au Colloque de l’Association Québécoise de Réhabilitation Psychosociale à Lévis on va faire une présentation sur le rétablissement. Bon je vais me diriger vers mon sentis comme toujours je cherche les bons mots, c’est pas simple, parfois je pense à mon enfance qui étais pas si malheureuse.  J’avais un défaut à part les bandes dessinées je partageais pas beaucoup avec mes frères. Je les amenais jamais avec moi parce que là où j’allais c’étais pas bon pour eux. Les années ont passées ils ont tous fait leurs vies différentes de la mienne je crois qu’ils sont heureux. La semaine passée pour un balado on m’a demandé si aujourd’hui j’étais heureux j’ai répondu oui, mes cheveux gris en sont la preuve. C’est long ce parcours pour un petit bonheur. J’essais toujours d’arrêter ce fouillis dans ma tête même si j’ai appris a vivre avec l’idée c’est de l’orienter vers le positif. C’est toujours mon journal que vous lisez, physiquement je suis pas tellement en forme ce matin j’ai été incapable de marcher, je suis revenus me suis couché et j’ai dormis. Je sais pas si c’est possible, la matriarche me dirais ça, je crois avoir entendus un vol d’outardes, c’est un peu trop de bonne heure. Mon retraité de la Rolls Royce saurait aussi me dire. Je pense encore au voyage de bons souvenir, j’ai bien aimé boulevard Raspail et Montparnasse à Paris, les bistros célèbres du début du vingtième siècles et leurs clientèles de génies. Si j’ai toujours la santé je vais y retourner. L’ami viens de téléphoner on a eu une bonne conversation terminée en parlant des sherpas. Lentement la journée se termine je pense à mon bro collectionneur de voitures, je sais pas si il va faire une autre acquisition. Y’a aussi le chauffeur d’autobus de la couronne nord et les snowbirds. Je sais pas si ils me lisent mais je les remercie tous au cas où. Voilà! C’est la chute ! L’épilogue ! La finale ! Comme toujours je vous remercie d’avoir lu jusque-là ! Au revoir ! À bientôt ! À la prochaine !

20/03/2024


lundi 18 mars 2024

 

Bonsoir ! Bonjour ! Répétition aujourd’hui, j’avais perdus la voix, j’y étais quand même. Je vous raconte pas tout je vous garde des surprises si vous venez nous voir fin mai. On est encore privilégié on va se produire au Théâtre du Nouveau Monde si les choses vont bien on va jouer un de mes textes. Ce soir je suis arrivé chez moi en pensant encore avoir un message de la regretté matriarche, mais non y’en avait pas. Ça me manque… Pluie, temps gris, j’ai pris deux paires de lunettes pour regarder l’éclipse. Le temps passe trop vite, je voudrais reculer, revenir en arrière l’évidence même c’est impossible. Ce matin dans le courrier un de mes livres, défectueux que j’avais envoyé par mégarde aux archives nationale. Je l’avais remplacé par un autre, tout est o.k. de ce côté-là. Ce soir j’ai vue une très jolie femme dans le métro, juste un regard comme y’en a pas souvent, je regrette de ne pas lui avoir parlé mais les choses vont si vite. Une rencontre qui n’a pas eu lieu. Comme souvent je suis à bout des mots. Maman ne lisait pas pourtant quelques semaines avant de partir elle m’avait demandé un livre que je lui ai posté. Vous voyez ma vie autour de la littérature, du jeu théâtral, des formations santé mentale, je n’aurai laissé que ça. Je pense à toutes mes mauvaises habitudes que je ne veux pas retrouver. Toutes ces années gâchées et encore ma rengaine d’homme seul, de célibataire sans compagnie… La nuit est tombée, j’aurai tant cherché à remplir ce vide, ce malaise j’y suis jamais arrivé y’a que la douleur et ces jours ci le deuil, cette écriture que je voudrais intense n’arrive qu’a se rapprocher de la démence dans ce gouffre immense. Souvenir de la gare d’autobus à Porto y’avait beaucoup de monde, des motards qui se ravitaillaient, des touristes de toutes les langues et de tous les âges j’ai hâte de repartir… Je sais pas où mais je partirai encore. Tout à coup ça sent la réglisse où le Pernod comme sur une terrasse du Midi de la France, je crois que c’est là que j’irai. Voilà ! C’est la chute ! L’épilogue ! La conclusion ! Comme toujours je vous remercie d’avoir lu jusque-là ! Au revoir ! À bientôt ! Obrigado ! À la prochaine je l’espère ! Bye ! Ciao !

19/03/2024