mardi 26 septembre 2017

Au présent

Bonsoir! Bonjour! Canicule! Ce sont des jours comme ceux-ci où on est heureux d’avoir un climatiseur. Je sais pas trop quoi vous écrire cette nuit. J’ose pas vous entretenir de culture je sais même pas comment mettre un couvert sur une table. J’aimerais quand même que ça dure cette température mais c’est rêver en couleur. Je pense que mon lecteur de la Rolls-Royce à jamais eu du temps aussi chaud pour son anniversaire. Quand je travaillais en usine je me sentais prisonnier… Je pense à l’ami à l’entretien ménager de l’institut qui m’a avoué avoir essayé d’autre jobs mais découvert que les salaires et les conditions de travail pour la même job ailleurs étaient sensiblement les mêmes. C’est pas mal ça quand t’a pas d’instruction ce qui est mon cas. Je sais pas pourquoi je pense au monde du travail? Toute ma vie j’ai changé de jobs, arrêté un laps de temps pour recommencer mais là ça fait plus de vingt ans que je suis arrêté et je pense encore à recommencer, je suis trop vieux… Je devrais accepter mon état de pensionné et rêvé a d’autre voyages. Je détestais me lever le matin pour me rendre au boulot, ma vie a changé quand j’ai pris mes responsabilités et mis mes priorités… Oui! Oui! Mes priorités c’est de pas consommer pour le reste on s’en sacre! J’étais partit pour me tuer et je trouvais qu’il était un peu tôt pour mourir. Dans mon rétablissement j’ai rencontré des gens généreux qui ont pas demandé à être payé de retour. Des professionnels aussi que j’ai jamais revu et que je remercie. Quelques un d’entre vous peuvent pensés que je fais carrière d’assisté social, mais non je suis impliqué dans des comités de gestions où j’essais de mettre en valeur mon savoir expérientiel, y’a toujours cette fameuse pleine citoyenneté, ce combat contre la stigmatisation à différentes échelles ça remplis mes journées. J’aime aussi vous écrire comme ça la nuit et vous faire part de mon senti du moment… Je suis pas un tough, je trouvais le marché du travail difficile avec toute la compétition qu’on y retrouve, le rendement qu’on doit donner qui est parfois inacceptable. Je sais y’en a qui se font un honneur d’être travailleur, c’est bien, travailleur oui mais pas au point d’empêcher les autres de vivre, de les envoyer se faire soigner pour maladie mentale. Je sais pas si on peut appeler ça des milieux de travail pathogène… Je pense à ça et j’ai mal, c’est difficile, j’entends les collègues de l’époque m’insulter me diminuer et à travers tout ça il aurait fallu que je traine une fierté à travailler, bein voèyons! Je veux pas être victime mais y’a des choses que je trouve inacceptable… Enfin, je vais pas me démolir, je vais juste essayer d’être bien, aider peut-être un peu et ce seras pour le mieux. Voilà pour maintenant, je termine en vous remerciant d’avoir lu jusque-là!!! Encore quelques mots pour vous dire à la prochaine J’espère!!!
Bernard

lundi 25 septembre 2017

Au présent

Bonjour! Bonsoir! Ouf! Avec cette chaleur je suis battu, y’a un ouvrier qui m’a traité de Nelligan, c’est souvent tous ce que ces pauvres bougres connaissent à la poésie… Et oui je le répète je suis battu, je m’en kâlisse de Nelligan… Vous préférez certainement les crèmes puffs au kâlisse, les jurons… Je devrais pas écrire cet après-midi c’est trop difficile… Je vois l’ouvrier maçon qui s’en va à la taverne en siffler quelques une, il a pas grand-chose à dire c’est seulement lundi. Y’a rien qui presse je crèverai bien assez tôt… La chaleur m’abat, le climatiseur fait quand même la job. Ai mangé une pizza très piquante, ce matin j’ai eu une réunion les choses sont stagnantes… On voit souvent le poète comme un être délicat mais oui quand je n’écrirai plus je demanderai qu’on me garde à l’asile, l’écriture, la poésie c’est pour les adolescents en mal d’émotions. Je suis un vieux bonhommes avec sa poésie derrière lui. J’aurai pas écris de grandes choses y’a rien de rock’n’roll… Le maçon sait pas qu’en écoutant la radio il encourage beaucoup de poètes… Ça m’a fait du bien de manger, je sais pas pourquoi je pense à l’homme rapaillé du grand Gaston Miron le regretté. Je vois souvent cette écriture comme définitive, on peut plus rien écrire après. Les poètes ont souvent l’art du point final. Moi je laisse la porte ouverte tout le monde peut entrer dans mes mots mes phrases si banales soient elles, c’est cette banalité qui permet l’ouverture sur l’autre. Parfois je devrais écouter plus sérieusement, reconnaitre les accents des îles, de la Gaspésie, du Saguenay, du Lac-Saint-Jean… Et laissons faire Paris on est plus à l’époque de Louis quatorze. C’est bête ce que j’écris là quoi que? L’accent du sud de la France c’est bien aussi. Voilà où j’en suis, de pauvres réflexions sur ce qu’on dis pourquoi et comment… J’arrête ça là je veux pas faire de sémantique. Poète c’est bien mais ça met pas beaucoup de beurre sur la table… La bohème un temps ça peut-être inspirant mais crever de faim c’est pas invitant. Je pense au grand poète qui couchait sur la banquette dans le bar, il refusait de servir un café même si il était fauché. J’ai dus m’en aller, avec ma bedaine et mes mauvaises rimes… J’écris, j’écris, je l’ai assez dis, on me demandait si je faisais de la poésie j’ai répondu non j’en écris. Pourtant y’a rien qui évoque le grand large, la douleur et tous ces univers que je nomme toujours avec difficulté. J’ai pas la plume de VLB et j’ai pas son magnifique Abel. Je suis pas de leur race. Mon goulag ça peux ressembler au boubla, l’exotisme à Montréal-Mort toute mes excuses monsieur Beaulieu. Je pense au ghetto ville Saint-Michel, une belle école. La ville est toujours noire. J’en ai assez dis pour ce soir. J’essaye de terminer rapidement sans bon sens. Merci d’avoir lu jusque-là!!! À la prochaine j’espère!!! Au revoir!!! Ciao!!!
Bernard

dimanche 24 septembre 2017

Au présent

Bonsoir! Bonjour! Bientôt lundi, mes post apparaissent plus sur mon fil d’actualités. C’est plate mais je sais que vous les recevez. J’arrive pas à dormir je suis tout courbaturé… J’ai pas beaucoup de lecteurs mais je sais que c’est les bons. J’écris comme un sauté y’a pas de continuité dans mes phrases on se demande d’où ça viens tout ça… Une histoire une belle histoire je suis incapable d’en écrire c’est probablement ce damné senti qui me paralyse. J’arrive péniblement à écrire mais je suis incapable d’inventer, mon écriture c’est la réalité et je tiens à ce que ça le reste… Mais jusqu’à quel point quand je dis que je suis vide c’est réel, comment exprimer autre chose que la « douleur » ce mal intérieur… C’est ce qui fait que j’écris. Je sais on aime pas beaucoup les grands angoissés, le cinéma et la télé en font souvent de grands meurtriers pourtant je suis très pacifique… Pour plusieurs je suis de ceux qui brisent les rêves pourtant je fais très attention justement à mon senti je veux pas déranger personne et juste faire ma vie… J’ai vu plus de monde se faire tuer avec un bâton de baseball qu’avec un clavier d’ordinateur. J’ai lu un texte cette semaine sur comment c’est « malsain » de ramener tout à l’humour au Québec si t’est pas drôle t’a pas voix au chapitre, tu vie et meurt par l’humour… Y’a aussi tous ces téléromans, je comprends qu’avec toute ces écoles et ces conservatoires de théâtre faut bien leurs donner du boulot à ces comédiens. Je vais me faire haïr mais c’est donner trop de portée à mon pauvre petit blog. Je sais je suis un rabat-joie… Moi à la télé je serais juste bon à scripté l’action d’une poignée de porte. Voilà ce que ça donne quand je fais mon comique des blagues plates, je dois rester collé à mon senti à cet aspect « original » de mon écriture. En attendant l’inspiration je suce des bonbons… J’ai trouvé la photo qui va illustrer ce texte, une murale dessinée sur des portes par un inconnu à Madrid… Pour revenir au téléroman je suis pas tellement amateur, je préfère la lecture. Je vais dire comme ce comédien, ça prend du temps écouter la télévision… La télévision! Ça aussi quand t’écoute pas les shows t’est un taré, dans mon milieu les gens sont pas téléphiles, ils croient que la télé leurs parle personnellement, Big Brother quoi! Tout ça j’appelle ça mon senti, j’écoute ce que ça dis comme toujours et j’arrive à ces quelques mots. Je me dénigrerai pas ça vaux ce que ça vaux. Je vous laisse juger… Ça me prendrais un bruiteur pour que vous entendiez mon angoisse. Je pense que cette nuit j’ai fait du bon boulot, je sais pour vous c’est pas travailler, pourtant… J’essaye de terminer avec quelque chose qui a du bon sens. Je vous remercie d’avoir lu jusque-là!!! À la prochaine j’espère!!! Au revoir!!! À bientôt!!!
Bernard

Au présent

Bonjour! Bonsoir! Encore une journée magnifique, le plus difficile c’est de se rendre au cœur du texte. Il est toujours question de mon senti de ses variations. J’écrirai pas sur mes sujets de prédilections, en tout cas je vais essayer juste pour avoir un peu de nouveau. Je pense souvent au grand journaliste et chroniqueur Pierre Foglia depuis qu’il est à la retraite on en entend plus parler. J’ai pas l’intention de faire comme lui j’ai pas son talent et je fais pas de vélo. Je sais pas si mon ami praticien ressource à la retraite à déjà pédaler avec lui. Ce sont deux personnes de la même génération soit dix ans plus vieux que moi. Foglia je l’ai beaucoup lu mais un jour j’ai décroché, y’a un nom dont je me souviens plus pour sa génération voilà je l’ai des babys boomers, j’en suis pas vraiment un. Je suis un raté romantique de cette époque, ils ont tous eu et moi j’ai pas réussis à me faire une vie. Pourtant c’était possible de réussir y’a des gens de mon âge qui l’on fait. Je commence juste à voyager, à me rendre à l’étranger, j’ai moins peur, suis moins magané. Les journaux, la littérature découvrait le monde pour nous, je pense à l’émission la course autour du monde où on a vu d’excellent reportage, j’étais déjà trop vieux pour participer. Aujourd’hui je vais vous illustrer ça avec un monument sur la Plaça de Catalunya. Je les appuis les Catalans, un peuple a le droit de faire son choix … Je savais pas que politiquement ça brassait tant que ça en Espagne, je connaissais leurs désirs d’indépendance sans savoir qu’il était maintenant encore aussi vivant. Hier à Montréal y’a eu une manifestation, les politiques ont montré leurs appuie à la Catalogne. Au début de ce texte je vous ai dit que j’écrirais sur mon senti, j’ai toujours le désir de partir d’aller voir d’autre monde avant qu’il soit trop tard… Je lis maintenant assidument les chroniques de voyages dans la version électronique du journal La Presse. Je vais continuer à chercher une destination pour plus tard, Moscou? Saint-Pétersbourg? Prague les pays de l’est semblent intéressant mais je sais pas si ça coûte cher. Je peux même pas me payer une chambre à l’hôtel des cœurs brisés. J’avance lentement dans cette rédaction, je me rappelle qu’à l’école j’aimais bien rédiger des textes, c’est un peu pour ça que parfois je trouve que c’est un exercice puéril. J’aimerais montrer un peu de maturité. Les gens sérieux s’occupent à autre chose, c’est des chirurgiens, des cardiologues, des avocats, toutes choses, professions, qui changent la vie d’un homme. J’ai les oreilles comme dans l’avion quand il atterrit une question de pression, je mange des bonbons et ça passe. Ici les départs pour l’Europe c’est la nuit, je verrai pour le prochain. C’était loin d’une espèce de senti mais y’en avait quand même. Je vous remercie d’avoir lu jusque-là!!! À la prochaine j’espère!!! Au revoir!!!
Bernard

samedi 23 septembre 2017

Au présent

Bonsoir! Bonjour! Encore une fois je me lance et cherche le propos sur lequel je veux écrire. C’est certain que j’y vais avec mon senti même si mon lecteur en chaise roulante me dis qu’à toute les fois où j’évoque ça je vire de bord. Nous disions donc le senti qui pour un paranoïaque est toujours la peur devenant une sorte de moteur. Je me souviens du psy avec qui je voyageais qui me demandait si je faisais assez confiance au gens avec qui j’étais. C’était à Milan en route vers Trieste y’a pas eu de problèmes, on était dans un luxueux et confortable train. Comment vous écrire que pour moi la nuit quand je m’endors c’est une petite mort. J’entends l’annonceur parler de l’alcool en disant que c’est comme du Cool-aid que ça descend tout seul. J’ai jamais aimé le fort et la bière ça me faisait mal de boire ça… Je m’éloigne de mon senti bientôt minuit, c’était l’heure où on quittait la brasserie pour aller au bar finir la soirée éméché… Je me sent bien un peu endormis mais pas si mal… Je pense à ce type qui me parlais des petites truites sur un ton incestueux, il racontait les voyages de pêche avec son père c’étais pas jolie, jolie ça sonnait névrosé. Je veux pas que mon lecteur de la Rolls-Royce se sente visé c’est pas de lui qu’il s’agit… C’est dimanche tous les commerces sont ouverts, on entend vrombir les motos de grosses cylindrées. Y’a des gens qui ont le même discours depuis des années, ils ne changent pas moi j’espère grandir dans la vie me rétablir pour le mieux… Y’a un parfum qui me fait penser à l’Europe dans l’air, je pense aux amis directeurs d’hôpitaux français… Je sais pas si monsieur le pair-aidant de Québec va beaucoup parler de rétablissement, il est maintenant conférencier à son compte on lui souhaite bonne chance. Je reviens à mon senti, je mange des menthes souvenirs d’enfance comme si j’en avais jamais eux assez… Les bonbons c’est bon pour les personnes en rétablissement. Je vais quand même y arriver à vous parler de mon senti, à ces émotions qui me tordent le cœur, m’essorent l’âme. Cette nuit je suis pas en peine, l’été à Montréal y’a beaucoup de motos mais c’est jamais comme dans les villes européennes, c’est des espèces de scooter de grosses cylindrées. Ça me sert à rien de chercher la bibitte je me sent bien, heureux et tranquille, je sais pas si c’est ça la sérénité… Je suis pas habitué, l’angoisse est toujours présente mais elle fait moins mal… C’est difficile de nommer cet affect, je crois que c’est une affaire de couple quand on est seul on pense pas trop à ça. Je passe du senti aux choses matérielles, cette nuit je suis pas très touchant. Je termine et je vous aurai pas tout dis. Merci d’avoir lu jusque-là pour moi c’est toujours un plaisir de vous écrire!!! À la prochaine j’espère!!!
Bernard

Au présent

Bonjour! Bonsoir! J’en commence un autre, il fait vraiment un temps superbe. Je crois bien illustrer avec une photo d’Espagne. J’aurai fait plusieurs milles avec ces photos http://legoulag.blogspot.ca/2017/08/schizophrenique-barcelone-et-madrid-1.html  Voilà encore une fois pour ceux qui manquent de lecture ça va jusqu’à dix. J’aime à croire que c’est intemporel. Cet après-midi c’était café dans le parc avec l’ami. Je prends mon temps… Mon petit bonheur c’est de vous écrire, j’arrive pas à parler en schizophrène. Parfois y’a des gens qui m’adressent la parole dans un langage incompréhensible, c’est ce que j’appelle langage schizophrénique, j’ai pas encore la parlure de ce genre là. Je cherche à faire sonner la langue, le temps m’amène à des propos que je ne veux pas avoir, je veux pas me perdre dans la licence et la litote… En dire moins! Vous n’auriez plus rien à lire, je préfère être prosaique… Dehors y’a une voiture qui klaxonne. J’aime bien l’application blogger, y écrire. Je sais y’en a qui aiment quand je suis laconique. C’est rare, les mots sont là pourquoi pas s’en servir. Tout ça c’est des propos d’apprenti poète. Je pense surtout au grand Pierre Perrault et à « la suite des choses » je continue malgré tout avec vous et parfois à court de mots… Ce soir je crois que le voisin cuisine des pommes de terre, une espèce de poésie culinaire avec son parfum.  De quelles grandes écoles sortent nos nouveaux poètes? On les formes pour la chose économique, la langue de bois et fuck la poésie… Une nation de gérant, voilà ce qu’on veut… C’est bête à manger du foin, j’allais écrire à manger du chien, mais question rentabilité le gérant serais content. Je vais pas m’embêter à essayer de terminer avant les actualités. Les nouvelles c’est toujours le drame, ça me fait parfois mal. Vous cherchez peut-être de quel senti il s’agit, c’est pas celui de la nuit. Je me réjouis vous voyez, on peut pas toujours être triste faut célébrer une arrivée dans les mots. Je sais pas pourquoi je pense à la Harley blanche d’une connaissance, une moto presque de police. En anglais on dis « poetry » pourtant je suis pas à court de vocabulaire pour nommer… La vaisselle trempe dans l’évier, c’est tout simplement le quotidien, y’a rien de magnifique, le curé dirais c’est l’ordinaire. Mais j’ai jamais eu affaire aux ecclésiastiques, j’ai perdus le fil à chercher la bonne façon d’écrire. Je cherche pas la cure, si ce n’est celle qui va me soigner, m’amener vers le rétablissement, la spiritualité je ne peux en faire abstraction… Vous m’envoyez me faire voir, une consultation chez le chamane… Je vais revenir avec des cigarettes et après avoir joué dans les machines, pas de sweat lodge je suis pas amérindien. Je pensais pas que mon senti se dirigerais vers ça… Je suis pas amateur de bingo, je préfère l’art. Je crois que j’en ai assez écris, je termine en vous remerciant d’avoir lu jusque-là!!! À la prochaine j’espère!!! Ciao!!!
Bernard

vendredi 22 septembre 2017

Au présent

Bonsoir! Bonjour! Toujours la même tentative, écrire mon senti, essayer de le rapprocher du dire. Il est minuit quinze nous sommes samedi. Je me prépare un café, pense à mes velléité d’écrivain… Hier pour quelques instants j’ai perdu mes bracelets santé mentale. J’ai pris une pause et je les ai retrouvé dans le lit entre le matelas et la bordure, c’était certainement un épisode de somnambulisme  où je les ai enlevé inconsciemment, somnambule c’est pour moi ce qui est le plus proche de l’inconscient. Je me demande ce que ça voulait dire. Enlevé les bracelets c’est surement sortir du monde de la maladie mentale, se poser comme « guéris » même si ça n’existe pas, essayer de savoir ce que je serais devenu sans soin psychiatrique comment écrire que la mort m’attendais que j’aurais pas résister à la lourdeur schizophrénique avec les comorbidités.  Ce qui m’ « aidais » à vivre en même temps me tuais… Je pense à tous ces boulots ingrats et je vais pas m’humilier à vous les décrire, non plus que m’auto-stigmatiser, me dénigrer, je crois que quelques un d’entre vous jouissent quand je fais ça mais cette nuit je veux pas me faire mal. Y’auras pas de bière pour me remonter, j’y vais de façon sobre. Vous voyez j’en sors jamais de ce sujet, je pars des bracelets et me retrouve dans ce qu’étais l’ivresse… Souvent avec l’ami on s’étonne que depuis tant de temps on discute encore de ça, l’alcool avait pris tant de place, on vivait de chèque en chèque en s’achetant de la bière avec de l’argent empruntée. Je pense que c’est une des clés de la sobriété ramener l’alcool au conscient avec le savoir… Vers où ça nous amène… Vous devez être tannée de lire mes délires, moi ça m’aide à rester sobre, encore cette nuit les bars sont toujours ouvert mais je préfère m’asseoir chez moi et vous écrire… Vue de chez vous c’est surement ça que vous dites, c’est un malade un maudit malade! Mais oui, c’était pas de l’ordre de la névrose mais beaucoup plus de la psychose douloureuse, c’est pour ça que mon rétablissement est parfois difficile mais j’y arrive… Les thèmes sont pas différents, ce que je viens de vous écrire est je crois de l’ordre du senti, faut savoir distinguer le senti de la psychose, la paranoïa disait le psy ça se raisonne mais pas la psychose il faut avoir des soins. J’en ai été conscient très tôt de cette maladie, j’ai galérer d’hôpital en hôpital, d’urgence en urgence… Je suis heureux j’ai plus besoin de m’y rendre, mon senti se porte bien… Je pense au discours impossible que vous fait tenir la maladie, comment la folie est dangereuse pour soi et les proches… Lentement je me rétablis, je pourrais aussi vous écrire sur l’affect comment les relations amoureuses sont difficiles. Mais ce seras pour une autre fois. Je termine en vous remerciant de m’avoir lu jusque-là!!! À la prochaine j’espère!!! Au revoir!!! Ciao!!!
Bernard