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Bonsoir!
Bonjour! Aujourd’hui c’était une grosse journée de répétition. Je crois que
malgré tout je m’en suis bien tiré. Je vois bien que j’ai un fichu caractère…
Cette année c’est spécial je dois reprendre du retard à cause de mon voyage à
San Francisco… Je rêve quand même de repartir, y’a le Love de Robert Indiana qu’on
retrouve au Musée d’Art Moderne de San Francisco y’en a une autre de plus grand
format qu’on retrouve à New-York, c’est vraiment une icône de l’époque des
hippies du peace and love… L’amour est toujours là, il resteras… L’ami
historien me racontais une visite d’un gars dans son atelier qui s’est permis
sans gêne de prendre un fruit sans demander et dire merci, l’ami était plus
désemparé qu’irrité de cette façon de faire sans gêne… Dans la pièce de théâtre
y’a beaucoup d’ego qu’il faut oublier, y’en a qui tirent la couverte vers eux,
c’est pas grave je crois que je vais réussir à tenir mon rôle… Ce soir j’ai
finis par prendre une douche et me parfumé, j’aime ça, ça sent bon… Ai discuté
avec mon lecteur de Deux-Montagnes lui ai raconté en résumé ce que j’avais fait
pendant les journées annuelles de santé mentale, lui ai dis que ça éloignais
les pensées mortifères qu’il valait mieux travailler à son rétablissement… J’aime
bien les répétitions théâtrale ça capte toute mon attention, je dois suivre la
mise en scène… Ils ne nous reste qu’une répétition avant la générale… Je vous
invite tous pour la pièce c’est au Théâtre du Nouveau Monde dans la soirée du
vingt-sept mai, venez en grand nombre c’est gratuit… J’ai mangé trop de
biscuits j’ai un haut-le-cœur… C’est pas mon senti intérieur c’est plus près de
l’indigestion… J’entends les scooters qui passent je me demande combien de
temps la mécanique dure quand ils y vont au fond… Tout à coup j’ai comme une
fièvre, la chaleur sur mes épaules… La distribution de la pièce est remplie de
personnages qui je crois ne se croiserait pas dans la vie courante, c’est
miraculeux qu’on arrive à faire quelque chose, je devrais pas en parler comme
ça avant, les gens, mes pairs sont supertitieux… déjà jeudi, la représentation
arrive rapidement moins de quinze jours… Ce soir je me suis caché derrière mon
texte pour pas vous parler de mon senti mais voilà j’y suis… C’est pas
interdit, il y va de ma santé mentale, à l’automne si tout va bien je devrais
commencer la formation Recovery College … De la pleine citoyenneté française je
passe au rétablissement anglo-saxon… Aujourd’hui jusqu’à maintenant je suis
libre, j’aimerais bien qu’on me téléphone pour faire une courte allocution… Je
termine et je retourne me coucher… Encore quelque mots épars dans la difficulté
d’écrire une chute qui a du sens… J’ai presque terminé, les hippies n’existent
plus je crois qu’aujourd’hui on les appelle les hipsters… Voilà, comme toujours
je vous remercie d’avoir lu jusque-là!!! Écrire l’épilogue quelle difficulté, à
la prochaine je l’espère!!! Au revoir!!! Ciao!!!
Bernard
P.S. Le love
c’est aussi du pop art

Bonjour!
Bonsoir! Hier j’ai assisté à la réunion du conseil d’administration d’Antenne
communication rien à dire tout est bien géré. L’ami historien de l’art étais là
on a discuté… Je suis revenu vers le métro avec lui, j’espère que je l’ai pas
dérangé c’est toujours intéressant de jaser… Aujourd’hui j’ai une répétition,
il en reste plus beaucoup, une seule avant la générale… J’attends un coup de
téléphone semble qu’on a besoin de moi pour une présentation sur la recherche.
La présentation c’est demain jeudi je crois… Pour la répétition je crois qu’on
vas enchainer aujourd’hui ce seras pas facile… Je suis nerveux j’ai peur de pas
être à la hauteur… Dans ma paranoïa j’ai peur qu’on me vole mes idées. Il est
deux heure quinze je me tourne vers mon senti, je suis tout endormis, les gars
de la radio s’arrangent bien, ils ont même un surplus à leur actif c’est bien…
J’ai pas fait de liste de cadeaux, j’en ai pas besoin ces jours ci je suis
privilégié… La prochaine réunion c’est l’assemblée générale… Je sais bien que
faire du théâtre ça peut apparaitre comme une régression, souvenir des amis Marcel
et Jeff… Je les invite à la représentation lundi le vingt-sept c’est gratuit…
Me suis préparé un café. Je sais pas comment je vais me débrouiller j’ai raté
des répétitions avec mon voyage à San Francisco… Une pensée pour l’ami
recherchiste qui sait absolument tout mais rien d’utile, je sais pas comment
nommer cette culture là… Une sorte de schizophrénie? Pour les
connaissances générales je lui arrive
pas à la cheville… Je me concentre sur les sujets que je connais bien pour mes
présentations devant des publics, le livre ouvert, le théâtre et maintenant s’ajoute
la recherche… Avec tout ça je me bâtis un rétablissement … Lentement la nuit
passe… Je crois qu’aujourd’hui on va essayer de jouer la pièce d’un bout à l’autre…
J’y vais avec mon senti, mes émotions cette nuit, tout à coup y’a un parfum de
friteuse, c’est probablement le lunch que j’ai mangé hier. J’ai encore souvenir
de cette tablette que je me suis fait volé à la tire au café… Le temps d’écrire
c’est du temps où on ne peut pas lire…
Je vais pas vers mon thème de prédilection, j’aimerais qu’on me
téléphone ce matin pour la préparation à la présentation… Le modem s’est
débranché, il se réinitialise, ça prend un peu de temps… Cette nuit je vais
essayer de trouver une façon intelligente de terminer. J’ai réussis je vous ai
encore écris l’essence de ce que je suis pour aujourd’hui… Tout à coup c’est
comme si la machine me parlais, j’ai presque terminé c’est la chute et après je
vais me coucher… Quelques mots encore pour vous rappeler la pièce le vingt-sept
mai au Théâtre du Nouveau Monde encore une fois j’ai bien aimé vous écrire,
merci d’avoir lu jusque-là!!! C’est pas simple l’épilogue mais j’y arrive. J’espère
vous revoir. À la prochaine je l’espère!!! Au revoir!!! À bientôt!!!
Bernard

Bonsoir! Bonjour! Je vous sent d’ici, vous
avez vos limites. Y’a des thèmes que je dois pas aborder. Je savais pas qu’il y
avait des magasins République de banane, je crois qu’on rentre ici dans l’univers
d’Elvis Gratton et ses Amaricains, c’est assez surréaliste… J’ai payé mon
compte de communication, viens de sortir d’un moment d’impatience avec le support
aux usagers on est loin d’un joli petit senti… C’est la soirée de lundi à
mardi, l’intervenante veux me rencontrer, je crois que c’est pour définir mes
objectifs, j’en ai quelques un dont ma lutte à la stigmatisation… J’ai chaud…
Je dois trouver une date de rendez-vous pour la semaine prochaine. Je pense à
tous ces chantiers que le gouvernement va ouvrir dans la région de Montréal,
les travailleurs de la construction manqueront pas d’ouvrage et je mentionne
pas les travaux sur les maisons inondées… À Terrebonne dans le bas de la côte,
la rivière à longtemps débordé, je crois que le problème a été régler en construisant
une digue, je me rappelle le printemps où la shop de skis sur la rue Chapleau
avait été inondé, on a tous perdus nos jobs. C’était dans le même édifice où
quelques années plus tôt on bâtissait la Manic une voiture sport en fibre de
verre. À cette époque-là on fumait sa Sweet Cap un peu partout… Souvenir des
grands schizophrènes qui en fumait une après l’autre, c’était l’effet calmant
de la nicotine… Ça coutait dix cennes pour prendre l’autobus… Je me relève j’ai
dormis un peu, j’apprécie beaucoup vos commentaires j’aimerais prendre le
chemin du succès avec mon écriture que ce soit plus qu’un succès d’estime… Je
sais pas si mon lecteur technicien à la Rolls-Royce se souvient de l’époque où
ensemble on allait au parc Jarry voir le baseball, je me souviens d’une partie
entre autre avec Pete Rose et les Reds de Cincinatti… Là on est en pleine nuit…
J’essais de rester zen de trouver une passe, un passage vers la plénitude. J’avance
seul sans sherpa, pas à pas dans l’écriture en respirant pleinement… J’irai
jamais au Tibet je veux pas rajouter à la pollution dans l’Himalaya, Un ashram
au Inde serait plus approprié, souvenir de celui de Val-Morin, il faisait très
chaud j’avais plongé dans la piscine, on me disait que lavé la vaisselle était
une forme de yoga, la matriarche croirais pas ça… La pêche, la nature c’est zen
j’aimerais bien me retrouver dans une chaloupe à attendre que le poisson morde…
Mais je suis très urbain la ville c’est ma vie mon espace, j’aimerais quand
même bien me retrouver dans la nature loin des voisins… Loin de l’éternel
babillage du centre-ville… J’essaye de terminer, ici c’est aussi une république
de bananes à petites échelle vous savez ce que c’est… Voilà! J’en suis
maintenant à la chute, on est pas près de changer de régime pour faire un
mauvais jeu de mots. Comme toujours je vous remercie d’avoir lu jusqu’ici!!! À
la prochaine j’espère!!! Au revoir!!! Ciao!!!
Bernard

Bonjour!
Bonsoir! Me voilà dans cet après-midi gris. Je sais pas pourquoi je ressent de
la fatigue. Ce matin je suis allé à une réunion du groupe on était très peu
nombreux… J’ai hâte qu’il fasse plus chaud… La photo qui accompagne mon texte c’est
une sculpture qu’on peut voir dans le quartier gay de San Francisco. J’aimerais
bien vous écrire un texte conséquent, un texte qui se tienne mais c’est
toujours un texte de senti, des émotions qui font du saute moutons. Il s’agit
toujours plus de mon monde intérieur que de l’environnement quotidien… Je me
suis préparé un café pour réveiller mon senti… La paranoïa se tiens tranquille,
un jour j’arriverai bien à dire, à écrire dans l’urgence des jours qui passent
et que j’oublie… Toujours le souvenir de cette sordide maison de chambres où je
cuvais mon alcool, les connaissances qui me rendaient visite pour que je coule
avec eux… Une schizophrénie virulente qui m’amenais à la mort… Je me rétablis
depuis plus de vingt-cinq-ans j’ai changé ma vie… Je ne demande plus, je
remercie avec de la gratitude… Je reste loin des ennuis, quand j’écris sur ce
thème ça m’amène souvent à m’auto-stigmatiser, à me dévaloriser… Il a bien fallu
qu’un jour je me rende à l’évidence je ne pouvais plus vivre comme ça, la mort
étais là… J’écris à ceux qui ont une image romantique de l’alcoolisme, de la
maladie mentale, faut pas c’est un tue monde… Encore cette saloperie de
thématique! Je veux pas y retourner c’est toujours la folie, la prison où la
mort… Reste tranquille Bernard, ta vie n’est plus la même, tu as un peu plus de
considération, de respect, je sais pas pourquoi j’ai si longtemps vécu comme ça…
Non! Non! T’est pas un déchet. Je rêve toujours d’une écriture salvatrice, je
vous écris ce que je pense… et justement en ce moment j’arrive pas à pensés…
Jamais oublié où j’étais ce que je faisais, le mal… Je regarde Facebook y’a pas
grand-chose d’introspectif, ça reste à la surface, la banalité… Je réfléchis
aux valeurs que peuvent véhiculer les réseau sociaux, c’est la même chose que
partout souvent ce ne sont pas de bonnes. Moi j’apprends à vivre avec mes
défauts, c’est difficile, je suis pas parfait. Tout ça c’est que de la prose, j’ai
changé un peu en espérant que le monde change… Je vous ai déjà raconté … Voilà
la douleur qui reviens, je pense aux cousins comment ils doivent pas me trouver
fin fin… Lentement comme toujours je vais terminer en cherchant, me souviens d’un
café, d’une boîte qui s’appelait l’Air du temps… Je crois que c’est fermé, c’était
dans le Vieux Montréal. Je vais me dépêcher à finir l’autodénigrement m’attaque,
c’est comme si je voulais plus vivre… Je me fait vieux, j’ai des souvenirs de
granola, macramé… Ils étaient cool en apparence mais c’était des bandits… Voilà
c’est la chute je termine là-dessus en vous remerciant d’avoir lu jusque-là!!!
À la prochaine j’espère!!! Au revoir!!!
Bernard

Bonsoir!
Bonjour! On arrive à lundi, j’ai dormis un peu c’est difficile d’écrire comme
ça sans utiliser les thèmes de l’actualité de ne se fier qu’à son senti. J’aimerais
beaucoup que ce soit de la poésie mais c’est pas yable… Sans même savoir n’y
aller qu’avec le désir… Samedi j’ai expliqué pourquoi j’allais en avant et me
dévoilait c’est pour en aider d’autre dans ce vivre , leurs dire que tout ne s’arrête
pas avec la maladie que le rétablissement est possible… Je sais y’en a qui aime pas la syntaxe, le
mot rétablissement pas plus que le nom de mon groupe d’entraide Reprendre
Pouvoir mais pour moi il s’agit bien de ça après avoir perdus sa puissance dans
la maladie, on se reconstruis dans le rétablissement… J’avoue qu’il y a
toujours des gens différents qui développent une autre dialectique mais faut pas
en faire une histoire de discours, la vie est trop importante faut pas laisser
ses pairs dans l’incompréhension, pour moi c’est important de nommer pas d’argumenter…
Le discours il viendras bien avec le temps une fois la douleur disparue… J’ai
quand même de la difficulté à nommer la psychose où je me cogne la tête sur les
murs et où personne ne réagis à cette folie… Le printemps est là c’est quand
même difficile de passer ses nuits dehors, plusieurs ne demandent pas de soin,
ils ne veulent pas doubler le stigmate itinérance et santé mentale… Avec le
beau temps plusieurs vont laisser tomber leurs appartements et vivre à la rue,
ils croient encore qu’il y a là plus de liberté… Je suis encore dans une de mes
thématiques préférées, les logements qui restent sont souvent infestés par la
vermine on y préfère les bancs de parc… Parfois quelques un vont faire un feu
de camp dans la forêt du Mont-Royal… Quand il est pas trop tard on arrive à
mendier quelques pièces dans le métro, on va essayer de se calmer avec un peu d’alcool…
Je crois que les tulipes sont sorties c’est encore la soirée de dimanche à
lundi… Dans les bars y’a une puanteur de sueur et d’alcool… Je sais que
plusieurs font serveur et serveuse en croyant que c’est de l’argent facile mais
ça n’existe pas, les clients sont parfois agressifs… J’aimerais ça, j’aimerais
donc ça être capable de poésie, de transformer le sens des mots… Pourtant je suis
vendus on m’a acheté prosaïque. Lentement j’aurai essayé de vous dire, j’ai
changé mon horaire d’écriture … La médiatrice de théâtre me demandait la
semaine passée si j’aimais les choses que je réussissais une première fois, je
lui ai répondus oui parce que je suis paresseux… J’arrive à la chute quelques
mots encore que je répète pour terminer, une chose est certaine c’est que j’aurai
écris… C’est la même finale qu’à l’habitude. Je veux pas terminer sur une fausse
note. Je vous remercie d’avoir lu jusque-là!!! Voilà c’est l’épilogue, une
tentative de conclusion plus rien à dire. À la prochaine j’espère!!! Au
revoir!!!
Bernard

Bonjour!
Bonsoir! Il fait beau soleil, je trouve pas quoi vous écrire, je crois que les
mamans sont toutes biens occupées. C’est dimanche, demain je reprends ma
semaine d’activités. Juste dire à ma lectrice secrétaire retraitée du Collège
de l’Outaouais que les livres on ne les lis pas ce sont des gens qu’on emprunte
et qui racontent leurs parcours dans la maladie et leurs rétablissement. Moi j’étais
là dans un panel pour les présenter, encourager les gens à aller à leurs
rencontre… À la fin du mois on devrais être prêt pour la pièce de théâtre, j’ai
hâte de jouer. Les mots sont toujours les mêmes le propos aussi ici, je veux
vous raconter du nouveau, je vous illustre ça avec une enseigne de « diner »
de San Francisco, j’essais de m’inspirer en pensant aux lumières de la ville,
je me souviens que de ma chambre d’hôtel au quatrième, le soir j’entendais les
gens gueuler… Enfin c’est vert, ça fait longtemps qu’on attendais, quand je
raconte mes différentes occupations les gens semblent me diminuer. J’ai jamais
autant travaillé depuis que je suis à la retraite. Je continue mon combat
contre la stigmatisation en partageant pour le rétablissement. Je veux juste que
les plus jeunes sachent que c’est possible en mettant de l’avant ses valeurs,
je comprends aussi la douleur et comment c’est difficile ne serait-ce que
demander des soins… Les médicaments oui mais aussi une façon de vivre saine. Je
comprends aussi que le suicide fait partie de la maladie mais comme plusieurs
je dis que c’est pas une solution. Je veux pas écrire de bêtises, je me
rappelle de cette immense douleur que j’ai vécu et comment il m’a fallu passés
par-dessus… Je vous en parle ici en sachant très bien que c’est stigmatisant qu’on
ne parle pas de ces choses-là. Aujourd’hui je suis heureux, j’ai pas besoin de
me présenter à l’hôpital et attendre des heures pour rencontrer un psychiatre.
Je vous raconte ça et le souvenir me fait lui aussi mal… Ça fait un moment que
j’ai vécu un sentiment schizophrénique faute d’appeler ça autrement, la
sensation d’avoir été envahis que quelqu’un sois entré chez moi et ais déplacé
des babioles sans rien prendre de
valeurs juste une sorte de torture… Je suis certain que je vous l’ai déjà
raconté, les hallucinations, delusion comme ils disent en anglais… Faut pas que
ça m’arrête je dois continuer sur le chemin du rétablissement… Y’a pas vraiment
d’explication à ma schizophrénie, d’autre ont pris le même chemin et sont pas
tombés malade. Je fais partie de ce un pour cent de la population… C’est pas
beaucoup de circonstances ce que je vous écris cet après-midi, je pense aux
mères qui ont perdus un fils une fille à cause de cette maladie… Je vous
remercie tous d’être là vous rendez mes jours plus vivables. Encore une bonne
fête à toutes les mamans. Comme toujours je vous remercie d’avoir lu
jusque-là!!! Je termine c’est la chute à la prochaine j’espère!!!
Bernard

Bonsoir!
Bonjour! Dimanche de fête des mères, on leurs en souhaite une heureuse… Viens
de terminer la lecture d’un livre, une sorte de réquisitoire d’une mère qui a
perdus un fils par suicide, il était schizophrène elle cherche un coupable
semble qu’il a pas eu l’aide dont il avait besoin. C’est difficile écrire
là-dessus quand on est soi- même au prise avec ce problème, moi j’ai choisi la
voie du rétablissement, c’est pas facile y’a bien des choses qu’il faut
accepter mais c’est mon chemin… Avec l’ami chargé de programmation à l’institut
on se disait comment c’est encore difficile de parler de santé mentale… Le
désir mortifère est moins présent… Cette souffrance schizophrénique on se
demande d’où elle vient, des schizophrènes francs y’en a pas beaucoup, plusieurs
souffrent comme résultat des abus qu’ils ont connus en enfance, c’est choses-là
on ose pas les dire, paranoïaque oui! Quand on a pas eu l’aide demandé et qu’on
resté seul dans la douleur… J’aime pas beaucoup ceux qui disent le jeune, je
préfère quand on dis nos jeunes, à qui il faut porter une oreille attentive…
Souvent ils sont à la rue parce qu’ils ont subis des abus dégueulasses, ils ne
demandent qu’à mourir. C’est difficile faut les sauver malgré eux, comment
faire quand ils ne croient plus en rien et que la vie tourne autour de la
consommation de substances scrap de toute sorte, l’ami pairs-aidants me l’a dit
c’est difficile, de l’aide on en veut que pour le chèque ensuite c’est bye-bye.
Décidément ce thème-là me suis partout, tout ce qui est réduction des méfaits j’y
crois pas, on les laisse mourir… L’abstinence me va bien même si parfois y’a
des émotions dure à vivre… J’y suis plongé et j’en suis sortis une fois c’est
suffisant… Le sommeil viens de me rattraper. Cette nuit je vous illustre ça
avec un Golden Gates dans la bruine, décidément j’en suis pas revenus de ce
voyage… Finalement mercredi passé j’ai enregistré une émission radio pour la
saison prochaine, je lis encore mes textes mais c’est plus doux je m’y arrache
plus le cœur… Il est pas encore minuit, j’aurai passé la nuit à vous écrire
même si le psychiatre en chef dis que c’est pas bon d’écrire son senti… Je
pense à mes départs en voyage seul, étrangement tout à coup y’a une délicieuse
odeur de parfum européen, j’aime ça, ça me fait du bien. Bon c’est le dernier
cinquième du texte… Souvenir de gens qui sont passé dans ma vie, je les ai
laissé là j’étais en route pour l’enfer. Voilà! Il en reste plus beaucoup à
écrire pour cette nuit, j’espère que mon écriture vous plait. La sirène d’une
voiture de police se fait entendre… Pendant mon passage dans la folie j’avais
oublié mes vrais amis. Chacun on a pris nos direction, la mienne c’était pas la
bonne. Voilà! J’en suis maintenant à la chute, comme toujours je vous remercie
d’avoir lu jusque-là!!! À la prochaine je l’espère!!! Au revoir!!! Ciao!!!
Bernard