mardi 7 novembre 2017

Au présent

Bonsoir! Bonjour! Je pense à partir l’automne prochain avec un copain, peut-être en Chine où à Bali en Indonésie quelque part en Asie. Le copain est pas chaud chauds pour la Chine parce que croit-il on peut pas aller où on veut quand on veut… Moi je préférerai ça parce qu’ils y a beaucoup de chose à voir. Je sais l’Indonésie c’est plus cool mais moi je voyage pas pour être cool… Voilà pour le voyage cette nuit je vais revenir à mon senti… C’est possible aussi que je parte seul en voyage organisé, il est presque trois heure du matin. J’ai dormis, dehors y’a presque pas de circulation automobile, je sais pas si il y a des taxis en Chine… L’Indonésie j’ai un peu peur pour la dope je pense que là-bas y’a beaucoup de toxicomane même si les peines sont très sévères, je crois qu’ils condamnent à mort pour simple possession, c’est pas que je pense en acheter mais on sait jamais quelqu’un peut en mettre dans mes bagages… Je viens de lire quelques phrases sur Bali, la Chine semble plus intéressante. Mon senti est pas trop mal cette nuit… La semaine prochaine je vais parler de cinq enjeux dans une création collective comme Le banquet de la mémoire, des enjeux qui sont la déstigmatisation, montrer qu’on est pas que des malades, la rémunération, ça nous permet de donner une valeur à ce qu’on fait, le soutien, la création nous permet de rencontrer et d’avoir du soutien de nos pairs, le dévoilement, on a pas à se cacher on peut vivre au grand jour même si on a une maladie mentale et ce qui découle de toute cette implication le processus de rétablissement, on ne guéris pas mais on se rétablis ça nous donne confiance en soi. Voilà! Je sais pas si vous comprenez j’essaye de présenter ça d’une façon simple… Cette nuit j’ai pas sommeil, je dirais j’ai plus sommeil, quand je suis pas trop confus c’est comme si il se passait rien pourtant je devrais en profiter quand l’anxiété et la paranoïa sont pas là, juste relaxer, mais j’ai toujours la tête qui marche, la création collective ça permet de travailler l’anxiété qui est plus forte que le trac… Vous lisez ce que j’arrive à faire même avec cette schizophrénie, je me tuerai pas à vous expliquer ce que c’est de toute façon y’a autant de schizophrénie que de schizophrène, la création collective montre qu’on peut se rétablir et je vais employer un gros mot qu’on est pas tous des assassins, on peut faire de belles choses… Je sais pas pourquoi je pense à la Diva Diane Dufresne https://www.youtube.com/watch?v=g4kZjwfnKTU  Je cherche comment terminer ça cette nuit. J’ai plus grand-chose à vous écrire de toute façon partie comme c’est là mon écriture est de l’ordre de la manie. Quelques mots encore pour vous dire que j’apprécie votre lecture et je termine en vous remerciant d’avoir lu jusque-là!!! À la prochaine j’espère!!! Au revoir!!! À bientôt!!! Ciao!!!
Bernard

lundi 6 novembre 2017

Au présent

Bonjour! Bonsoir! Il est deux heure trente dehors c’est une lumière d’automne… Viens de manger un carré feuilletée, la lumière me rappelle un film de Clint Eastwood qui se passe à Boston dans le port, c’est les mêmes couleurs… Le mois des morts c’est triste je me vois dans le cimetière, j’entends cette femme chez qui je suis invité à dîner, c’est la belle-sœur de ma douce du moment elle me traite de tapette et son mari rie de moi parce comme il dis j’ai mis mes fringues, mes vêtements propres, un beau couple de bourgeois… Semble qu’il y en a qui ont eu de la neige, je crois qu’ils en annoncent pour jeudi. C’est l’après-midi pourtant j’ai sommeil… C’est l’heure normale il va faire noir plus tôt… Je suis malheureux je pense à tous ceux qui le sont, malheureux et sérieux. J’essaie de trouver ce qui m’emmènerais la joie… Cette semaine je passe un examen de la vue, j’ai pas les moyens pour l’opération ce seras des lunettes… Je devrais m’amuser pourtant j’y arrive pas, je suis trop sérieux de toute façon il est toujours question de mon senti c’est rarement la joie. Tout ça c’est vraiment centrer sur moi, l’autre les autres je sais pas ce qu’ils deviennent… Des histoires d’accidents de voitures et de camions ont les connais toutes… Les publicités d’éclairage de Noël sont déjà commencer… Je pense aux enfants de mes nièces qui doivent s’exciter en attendant les fêtes. Les bonhommes comme moi ça attend plus rien, ça essais d’écrire ses sentiments du moment comme n’importe quel petit écrivain tâcheron. Je pourrais aller briser le peu de calme intérieur qui m’habite mais ça serais la descente aux enfers, la tête qui veux m’exploser et les bruits les voix qui m’agressent sans parler de ceux qui veulent me régler mon cas après une cuite. Je reviens encore à ces vieilles histoires, je devrais prendre mon temps et inventer des personnages, y’en avait deux ou trois au début de ce texte mais j’ai pas envie de les inventer de les décrire, je crois que je suis incapable de parler d’un couple industriel travailleuse sociale… J’écris, je me relis et j’y arrive jamais. Bein non! Je l’ai pas mon secondaire cinq, maintenant je suis trop vieux ça me donnerais quoi, de toute façon je vivrai pas vieux, je pense encore à mes écritures du soir en classe, les cours se donnaient en soirée c’est la dernière année que j’ai fait avec un peu d’allure. Je pense à la drogue à comment le directeur de l’école secondaire Saint-Sacrement me faisait pas peur, j’ai dit oui j’en ai fumé et ça a changé ma vie. Pour le pire pas pour le mieux, après ça je me tenais avec les bums comme moi… Après quelques années c’était bonjour schizophrénie, je suis pas devenu un grand homme… Voilà ce que je vous donne ce soir. Je termine en vous remerciant d’avoir lu jusque-là!!! À la prochaine j’espère!!! Au revoir!!! À bientôt!!!
Bernard

Au présent

Bonsoir! Bonjour! Je vous parlerai pas des élections, j’ai regardé tout le monde en parle. J’ai bien aimé quand Michel Tremblay a pourfendu le sous-financement de la culture… Je me demande toujours si je suis un écrivain schizophrène comme le Marcel de Tremblay? Je pense que je fais œuvre comme un pauvre fou… J’aimerais ça qu’on donne de la valeur à ce que j’écris… Je me souviens au début d’internet je me disait que je payerais jamais pour écrire voilà que maintenant je le fait. Je paye pour mon abonnement et ce que je veux y mettre n’appartiens qu’à moi. Pauvre homme! http://www.art-cranien.xyz/  Voilà un site intéressant où on retrouve mes textes. Lundi matin je suis debout… Toujours ma thématique de la folie, je veux juste dire et écrire cette schizophrénie. Ce matin je vais à mon groupe comme à tous les lundi… Pauvre épais qui s’essaye à l’écriture depuis des années et incapable de voir que c’est une impasse de la façon dont je la pratique pourtant y’a un fil… J’arrive à dire mon senti cette nuit ça brasse pas trop… Je réfléchis sur le grand écrivain québécois qui donne la parole à un vieux schizophrène, je peux pas faire autrement que de pensés à moi. Y’a une autre création collective qui se prépare, j’espère que je pourrai y participer, y jeter quelques mots… Je me relis et on dirais l’écriture d’un robot. J’écris la nuit si je veux y arriver… Justement arriver à quoi? L’expression du senti schizophrène? Un vrai schizophrène ça a pas de sentiment, c’est du moins ce qu’on tente de nous faire croire, mes sentiments sont brisés et déplacé tout le contraire de l’expression gay. Je suis peut-être hypersensible mais quand vient le temps de l’exprimer ça rate, ç’est pas à sa place, une émotion confuse. Le médecin sur la ligne téléphonique d’urgence disait que c’était des délusions en français on dis des hallucinations, mon senti je l’hallucine pas je le vie et j’essais de vous le traduire ici. Parfois comme maintenant c’est tranquille, mes nuits sont pas faites que d’angoisse mais aussi d’écriture… J’entends le grand écrivain parler de sa maison en parpaings, je crois qu’elle est en blocs de ciment et qu’elle a résisté aux ouragans. Cette nuit j’entends les voisins tousser et ronfler c’est rassurant de les entendre, si ils dorment ils sont pas trop angoissé… Je crèverai et ça n’auras été que ça l’expression du senti de la maladie, je pense à ce gars qui avait une guitare et qui voulais en jouer devant personne, ça aussi c’est de la schizophrénie, c’est pas que de la timidité… Voilà! Schizophrène paranoïaque qui essais de faire abstraction de ses symptômes, je sais pas comment m’y prendre avec les hallucinations télévisuelles, je laisse entré tous ces gens chez moi et y’en a pas un pour me recevoir. Je pense que bientôt je vais cesser de leur mettre la table. Je termine donc là-dessus et vous remercie d’avoir lu jusque-là!! À la prochaine j’espère!!!
Bernard

dimanche 5 novembre 2017

Au présent

Bonjour! Bonsoir! Cette nuit c’est la victoire de GSP mur à mur , on reviens à l’heure normale. Je cherche quoi vous raconter, le Canadiens semble se replacer, une autre victoire hier. Les gars ont reçu les recueils Spirou j’espère qu’ils vont s’amuser. Je dors debout, je ronfle, aujourd’hui je vais voter. Je crois que c’est le départ du dernier autobus. Je pense à mon lecteur chauffeur de la couronne nord. J’espère qu’il pense au voyage… Moi je crois que je vais probablement aller en Chine avec Sinorama l’automne prochain. Je sais pas si on peut avoir une chambre pour une personne… Je sais pas si les bars restent ouvert une heure de plus, je crois pas. Ça fait bien des choses que j’ignore, parfois quand j’écris je pense au propriétaire du bistro le Détour, il me niaisait souvent… Me suis recouché ma douleur est revenue… Cette nuit chez moi y’a une odeur de bouffe… La gastronomie m’intéresse moins depuis que je ne bois plus, même du vin. J’entends les corneilles croasser, souvenir de ce malaise, cette psychose… Je vous écris ça en deux salves, ce matin j’ai pas encore changé l’heure, je pense que je vais aller voter. On a beau parler de pleine-citoyenneté si on va pas voter ça vaux pas grand-chose. Étrangement je revenais du Poll et j’avais l’Internationale qui me jouais dans la tête… C’est une matinée sombre… Y’a un marathon à New-York… Je pense aux amis qui pratiquent ce sport, je suis trop vieux et trop déglingué pour commencer. Je pense que je vais gagner mes élections… Les arbres jaunissent, la démocratie est en marche, je sais pas si les élus vont donner une chance aux itinérants, leurs permettre de s’abriter avant l’hiver. Je prends mon temps pour vous écrire ce matin, j’ai voté à l’ombre de l’édifice de la Sureté du Québec, l’édifice Wilfrid-Derome c’est le plus imposant du quartier. Ce matin je suis vide, c’est la vérité, j’essais de vous faire part de mon senti, le dimanche avance… Je crois qu’il va pleuvoir. Je sais pas pourquoi les jours d’élections les gens semblent plus gentils. À une époque la prison des femmes était situé sur le site de l’édifice de la Sureté du Québec… Mon écriture est de plus en plus difficile, ai croisé une copine au Poll de vote, lui ai dit bonjours on se félicitais tous deux de voter. Les écureuils cherchent de la bouffe.  Vraiment l’automne, je le dis encore, j’ai marché pour aller voter… Je sais pas écrire, c’est une écriture de Mon’oncle qui à pas terminé son secondaire cinq… J’attends les actualités, quelques mots encore. Je termine ça et je petit déjeune… Il vente, le temps passe trop vite, j’essais de pas être trop triste. Je pense aux valeurs, à la messe, y’a longtemps que j’y suis pas allé, ça m’empêche pas de prier. Je met la télé et je termine. Je vous remercie d’avoir lu jusque-là!!! À la prochaine qui comme toujours j’espère!!! Au revoir!!! Ciao!!!
Bernard

samedi 4 novembre 2017

Au présent

Bonjour! Bonsoir! Je suis pas mal vide, ai lu la chronique voyage de LaPresse+… C’est samedi j’ai pas envie d’en inventer… Demain journée d’élection municipale, on nous promet une nouvelle ligne de métro. J’ai pas regarder les articles sur les élections moi la politique j’y crois plus beaucoup… Bientôt je vais peut-être travailler avec les itinérants ceux qu’on appelle les désaffiliés, sans carte sans soin, seul dans la rue. Cette réalité-là on veut pas la voir, seul, personne avec qui parler et une grande peur du système parce que je crois ils ont été trahis, les intervenants ont pas tenus leurs promesses. Je pense au « housing first » comment certains en ont profité pour démolir le logement, dans les média ils ont parlé de cet échec sans retenir les succès… Faut comprendre les problèmes. J’allais vous écrire que dans mon dernier voyage j’avais pas vue d’itinérant, c’est faux j’en ai vu un pieds nus qui mendiait à la porte du centre d’art de la reine Sofie et j’en ai vu trois autre qui semblaient avoir dormis dans les buissons sur une petite place pas loin de la Puerta de Toledo. Je pense au Bon Dieu à comment il règle pas ces problèmes très humains. T’a beau avoir la foi quand t’a été trahis plus qu’une fois c’est difficile, les promesses qui ont pas été tenues, la débandade et la perte loin du salut… Comme vous voyez je reviens vite à mes thèmes… Me souviens que je m’enfermais dans cette petite chambre que j’avais loué, j’empruntais vingt piastres et j’achetais de la bière. J’ai peur de vous parler de ça si j’étais pas déménagé je serais mort. Ça me fait mal je me répète… J’ai ouvert une boisson gazeuse européenne, ça me donne des souvenirs d’Italie. Je trainais de services d’aide, centre de crise et logement, j’avais donné tous mes meubles et j’attendais dans l’angoisse la mort. J’arrête ça là, j’essais de trouver quelques choses de plus réjouissant. J’espère que les gars vont apprécier les recueils de Spirou… Je peux pas parler des autres ce que je connais c’est mon expérience… Parfois c’est comme si tout s’était arrêté pourtant je vie mieux. Y’a ce gars maintenant décédé qui m’avait dit de mettre un masque, moi ce que j’ai appris c’est d’être vrai c’est pas plus facile mais je crois que ça m’a sauvé la vie. Maintenant je sais pas pourquoi je suis angoissé… Je pense aux amis, à ceux qui prient. Quelques mots pour terminer, je cherche, je sais pas quoi vous donner, je pense à cette saudite première personne du singulier que je suis toujours en train d’employé. Tu m’en voudras pas j’espère nous sommes au moins deux moi qui écris et toi qui lis… Je pense qu’à partir de l’école secondaire on m’a scraper mais je suis responsable c’est ma faute. Voilà comment je termine cet après-midi sans trop savoir comme toujours. J’espère que vous apprécierez. Je vous remercie d’avoir lu jusque-là!!! À la prochaine j’espère!!! Ciao!!!
Bernard

Au présent

Bonsoir! Bonjour! Souvenir des samedi matins à la taverne du central, j’étais pas à moitié libre, on remplissait la table de verres de draught… Lentement les chums arrivaient, je sais  pas de quoi on discutais… On en buvais de la bière, tout ça n’existe plus. Je savais pas vraiment vivre, parfois on montais à Saint-Michel-des-Saints avec un copain à la taverne y’avait un autochtone qui chantais et jouais de l’accordéon, c’étais loin deux où trois heures de route. Souvent on faisait l’aller-retour dans la journée. Ces heures de route ça me calmais, surtout que le samedi soir il se passait rien à part le match de hockey que le québec en entier regardais à la télé… Je me souviens de ce couple qui passait à la brasserie après le match pour se rendre voir un show dans je ne sais quel cabaret. À un moment on avait trimé pour mettre sur pied un centre culturel, on nous avait laissé un vieux bureau de poste, les finissants de l’option théâtre de Sainte-Thérèse avait monté un show, le Haïti Inn que ça s’appelait, une espèce de show de cabaret déjanté qui avais je crois été un succès, parfois y’avait des shows de musiciens de Laval et d’autre fois juste de la musique. Tout ça était dans la mouvance de l’animation de l’île des Moulins, de ses vieux bâtiments certains voulait y établir le centre culturel dans les bâtiments historiques mais ça s’est jamais fait… Je crois que le vieux cinéma avait été recyclé en théâtre, le moulin neuf je crois a été recyclé en Bibliothèque… Aujourd’hui y’a une belle salle de spectacle sur ce qui étais le terrain de baseball et plus longtemps avant ce qu’on appelait le centre civique. Tout ce beaux monde là ça voulait jouer, faire du théâtre… Ça grenouillait, je crois que c’est à ce moment-là que j’ai cessé de fréquenter la brasserie des Seigneurs, lentement ma folie maladive s’installait, je ne savais plus où me cacher. Les lieux changeait, c’était des bistros avec terrasse l’été, maintenant je sais qu’il y a un pub assez populaire que des lecteurs fréquentent c’est le Saint-Patrick… À un moment je fréquentais un petit bar qui s’appelait le Saint-François-Xavier je pense que c’était le bar préféré de notre petite gang, surtout qu’on pouvait y avoir une ardoise si je me souviens bien… Ça fait longtemps tout ça… Je pense à un lecteur qui étais disc-jockey avec qui j’aimais bien discuter, c’est pas clair dans ma tête il me semble que je trouvais pas d’argent pour le loyer mais que j’en trouvais pour consommer, souvent on partais et on descendait parfois au Passeport d’autre fois au Hasard des lieux qui n’existent plus. Souvent j’étais abandonné là, je me souviens plus comment je faisait pour revenir chez moi, je crois que j’en avais plus de chez moi, on écoutais Laurie Anderson. Cette nuit c’est une rétrospective je termine en vous remerciant d’avoir-lu jusque-là!!! Je suis un peu nostalgique, à la prochaine j’espère!!! Ciao!!!
Bernard

vendredi 3 novembre 2017

Au présent

Bonjour! Bonsoir! C’est difficile de vous écrire aujourd’hui comme si j’étais rendu au bout de mes histoires… Parfois le soleil apparait entre les nuages et j’ai des larmes qui veulent me sortir du corps… Si je m’écoutais je repartirais tout de suite je ne sais pour quelle destination mais j’irais au soleil. Ça me tente pas de vous écrire l’histoire du gars qui cruise la fille mais qui finis la soirée seul. Je suis trop vieux pour les bars et les gargottes, c’est là que les jeunes s’amusent après leurs journées d’étude. J’ai plus de soixante ans, j’en ai plus en arrière qu’en avant… J’attends l’inspiration j’écoute mon senti. Avant la brasserie ouvrais à trois heure… Mais non je laisse tomber ça je suis chez moi et je vous raconterai pas la même chose. Mon personnage c’est comme si il voulait pas changer d’histoire… Je manque de vocabulaire, le même mot pour raconter une vie où y’a plus d’aventure… Souvenir des gars qui trafiquaient les picks-up de guitares électriques, ils cherchaient le son, le drive. Ils avaient rêvé d’être des rocks stars… Pourtant le rock ça tue son homme. Je les vois d’ici qui cherchent un hôtel cheap… Mais oui c’est encore possible à leurs âge, au mien ça se peut pas. Je m’assois et j’essaye de varier, je veux pas me faire tuer… Au fond c’est vrai que tout a été raconté. Tout ça parfois comme si j’attendais la mort, la mort muet. Le fol secret. C’est difficile je trouve pas le fil, pourtant c’est pas pile ni même un bill sur une île du petit Till et ça sile ça sile, je file sans trill en imaginant des milles… Met ça sur le grill moi je suis trop vil, pas nul mais nil. Je meurs à qui à quand et là c’est pourtant le temps, les mots, le vent, le plan du sang quitter errant gros jean… Dans dix jours je parle de mon expérience au Banquet de la mémoire au Théâtre du Nouveau Monde ça été vraiment enrichissant. Je sais pas trop comment vous dire, je crois que ça a confirmé mon désir d’écrire… Ça fait des années et c’est pas pour l’argent, y’a pas une maudite cenne à faire là-dedans. J’en ai assez à ce rythme-là je tiendrai pas longtemps, c’est vraiment brouillon mais j’écris pour trouver le ton. J’écris aussi pour ma lectrice privilégié secrétaire retraité. Voilà! Je pense qu’aujourd’hui j’ai évité quelques pièges, lentement le soleil se couche, je pense que bientôt on va revenir à l’heure normale, c’est dans la nuit de samedi à dimanche… C’est la sueur pas l’inspiration, j’y travaille à mes mots, j’y travaille peut-être un peu trop. C’est bien je crois que je me suis pas trop dénigré… Je cherche comment terminer, une fin potable pour un texte déglingué. Quelques mots, quand j’écris je sais pas plus où je vais que vous qui me lisez. Je vous remercie d’avoir lu jusque-là!!! À la prochaine j’espère!!! Au revoir!!! Ciao!!!
Bernard